Seule avec Khalil entre midi et deux

Boxing coach leans close, his knuckles grazing her cheek as she bites her lip.

## Seule avec lui Le vendredi, entre midi et deux, la salle de boxe se vide. Il ne reste que l’odeur de cuir, le grincement d’un ventilateur, et lui. Khalil. Mon entraîneur. Je noue mes cheveux, j’attrape les bandes, et je sens déjà son

Chapitre 1

Le vendredi, entre midi et deux, la salle de boxe se vide. Il ne reste que l’odeur de cuir, le grincement d’un ventilateur, et lui.

Khalil. Mon entraîneur.

Je noue mes cheveux, j’attrape les bandes, et je sens déjà son regard bleu glisser sur moi pendant que je m’enroule les poignets. Il est grand, baraqué, avec cette mâchoire carrée et ces traits kabyles qui me font baisser les yeux chaque fois qu’il s’approche. Je fais semblant de régler mes gants pour ne pas lui montrer que mon ventre se serre.

— T’es venue seule, aujourd’hui ? lance-t-il en s’étirant, sa voix traînante, ce petit accent de cité qui claque dans le silence.

— Ouais, je réponds, plus essoufflée qu’après trois rounds.

Il sourit, un coin de lèvre relevé, et je me dis que ce mec est un danger public. Pas à cause de ses poings. À cause de ce qu’il éveille en moi.

On commence l’échauffement. Il me regarde bouger, suit la courbe de mes hanches quand je pivote. Je sais que j’ai des formes, deux enfants sont passés par là, mais lui, il mate mes fesses moulées dans le legging comme si c’était un trésor. Et ça me fout une chaleur, là, en bas du ventre.

— Tourne plus le bassin, me dit-il en mimant le geste. Là, comme ça. T’as un de ces corps, Clara. Faut t’en servir.

Je ne réponds rien. Mais mes pensées partent en vrille. J’imagine ses mains à la place de mes hanches. Je les sens presque, larges, calleuses, quand il me guiderait contre le sac. L’image me traverse : lui derrière moi, mes reins creusés, lui qui me murmure des trucs crus à l’oreille.

Je chasse l’idée. Dix ans avec Gaël. Jamais trompé. Jamais même regardé ailleurs. Enfin, avant lui.

— T’es toute rouge, là. T’as chaud ou c’est moi ?

Il rit doucement, s’approche, mais ne me touche pas. Juste ce souffle, à quelques centimètres de ma nuque. Mon cœur tape dans ma poitrine, mes tempes bourdonnent. La porte de la salle est en verre, n’importe qui peut passer. Personne ne passe.

Je me mords la lèvre. Il le voit. Il baisse la voix.

— T’as un truc qui te travaille, on dirait…

Je relève les yeux. Ses prunelles bleues plongent dans les miennes, et c’est pire qu’un coup au foie. Je pense à ses lèvres. À ce que ma bouche pourrait lui faire, juste pour voir sa tête se décomposer derrière ses airs de bad boy. Le sucer, là, au milieu du ring, avec la sueur qui perle sur son torse et le risque qu’on nous surprenne.

Je ne le fais pas.

Mais j’en crève d’envie.


Chapitre 2

La phrase tombe comme une déflagration. Avant que je puisse reprendre mon souffle, ses mains larges se referment sur ma taille et il me plaque contre le sac de frappe. Le cuir crisse dans mon dos, l'odeur de la sueur et de son after-shave m'enveloppe d'un coup.

Son regard bleu plonge dans le mien, et c'est pire que tout ce que j'ai imaginé. Il y a là-dedans une promesse, un truc brut qui me dit qu'il va se passer exactement ce que je redoute et ce que je veux. Sa mâchoire se crispe, ses doigts s'enfoncent dans mes hanches à travers le legging.

— T'as un cul qui donne envie de tout lâcher, murmure-t-il, sa voix grave vibrant contre ma tempe.

Je devrais le repousser. Dire non. Penser à Gaël, aux enfants, à ce putain de mariage de dix ans. Mais ma tête est vide, et mon corps tout entier s'embrase quand ses doigts glissent sous l'élastique de mon legging.

La pulpe râpeuse de son index touche ma peau, juste au-dessus de la hanche, et je frémis. Un frisson qui part de là, irradie mon ventre, descend entre mes cuisses. Ma respiration devient courte, saccadée. Il ne bouge pas, il attend, ses phalanges immobiles contre ma chair brûlante.

— Dis-moi d'arrêter, souffle-t-il.

Mais sa main continue sa lente progression, centimètre par centimètre, tirant le tissu vers le bas. Je sens l'air frais de la salle sur ma peau découverte, et je ne dis rien. Mes doigts agrippent le sac derrière moi, je plante mes ongles dans le cuir usé.

Son autre main remonte le long de mon flanc, sous le débardeur. Ses yeux ne quittent pas les miens, et je vois qu'il attend, qu'il guette le moment où je vais craquer, céder ou fuir. Mais tout ce que je trouve en moi, c'est cette envie qui me bouffe, ce désir de le sentir plus près, plus fort, de perdre enfin ce contrôle qui m'étouffe depuis des années.

Ses doigts descendent encore, effleurent la courbe de mes fesses, et je laisse échapper un gémissement.


Chapitre 3

Sa main s'arrête juste sous la couture de mon legging. Il ne tire pas plus, ne force rien. Ses doigts restent posés là, immobiles, comme si ma peau était une promesse qu'il prenait le temps d'apprendre. Le contraste entre la fraîcheur de la salle et la chaleur de sa paume me traverse l'échine.

Je respire par à-coups, les seins écrasés contre son torse. Son pouce se déplace d'un mouvement presque paresseux, dessine un arc sur le bas de mon ventre, et je sens chaque fibre de mon être se tendre vers lui. Il penche la tête, sa bouche frôle mon oreille sans m'embrasser.

— T'entends ça ? murmure-t-il.

La rue au-dehors, le ventilateur, le cliquetis lointain d'un chaîne dans l'arrière-boutique. Et surtout, ce silence épais entre nous, chargé de respiration retenue et de cuir qui crisse.

Ses phalanges remontent lentement sous mon débardeur, effleurent le bord de mon soutien-gorge de sport. Je me cambre malgré moi, cherche le contact de cette main qui pourrait me briser ou me libérer. Il écarte le tissu de son autre main, juste assez pour dévoiler le haut de mon ventre, et promène un regard attentif sur ce qu'il me prend.

— T'es encore plus tendue qu'au début de l'échauffement, dit-il avec ce sourire qui me tord le ventre.

Je déteste la façon dont il lit en moi. J'adore la façon dont il ne s'en excuse pas.

Ses doigts redescendent, contournent ma hanche, s'insinuent sous la bande élastique de mon legging. Il me serre contre lui d'un coup, mes fesses pressées contre le sac, et je laisse échapper un mot inachevé. Il n'y a plus de ring, plus de porte vitrée, plus de Gaël qui m'attend quelque part. Il n'y a que cet homme et ce qu'il me fait.

— La prochaine fois que tu viens seule, souffle-t-il, je te prends contre celui-là.

Il tape le sac du plat de la main derrière moi. Le bruit claque, mon cœur aussi. Il ne dit rien d'autre. Ses lèvres effleurent ma tempe, sa main ressort de sous mon legging, chaude et lente. Il recule d'un pas et me regarde avec cette arrogance tranquille qui me fait bouillir.

Je tremble encore quand il ramasse son gant par terre. La séance n'a pas commencé que je suis déjà lessivée.


Chapitre 4

La main de Khalil remonte d’un coup sec sous mon legging. Ses doigts attrapent ma fesse nue, la pétrissent sans douceur, et je sens mes jambes flancher. Il me plaque plus fort contre le sac, le cuir brûlant dans mon dos, son bassin contre le mien.

— Tu veux me sucer, hein ? grogne-t-il à mon oreille, la voix rauque. Je le vois dans tes yeux.

Mon souffle se bloque. Il serre encore, sa paume épousant ma chair, et une vague de chaleur me traverse de bas en haut. Je halète, incapable de nier. Mes mâchoires se desserrent, ma langue passe sur mes lèvres, et je l’imagine déjà. Là, à genoux sur le lino usé, ses mains dans mes cheveux. Sa queue dure contre ma langue. Le sel qui monte.

Il ne bouge plus, mesurant l’effet de ses mots. Son pouce trace un sillon lent sous le tissu, frôle le creux de la raie, et je pousse un gémissement sourd contre son épaule. Mes doigts s’accrochent à ses épaules, ses muscles tressaillent sous mes ongles. L’air devient irrespirable, chargé d’une promesse que je sens jusque dans mes cuisses.

— Alors ? souffle-t-il, ses lèvres contre ma tempe.

Je ne réponds pas. Je déglutis, les yeux rivés sur la porte vitrée, vide. Personne. Personne pour arrêter ce que je vais faire. Ma respiration se précipite, ma peau s’embrase, et je me surprends à serrer ses hanches entre mes cuisses, comme pour le retenir là, contre moi, jusqu’à ce que ce désir dévore tout le reste.


Chapitre 5

Le mur claque contre mon dos. Ses doigts arrachent le cordon de son pantalon de sport, le tissu gris tombe sur ses cuisses, et il m'attrape par les cheveux avant que j'aie le temps de comprendre ce qui arrive.

— Montre-moi ce que tu voulais faire, salope éduquée.

Son souffle est rauque, ses yeux bleus plantés dans les miens comme des lames. Sa queue déjà dure jaillit devant mon visage, épaisse, la peau tendue sur le gland violacé. Mes jambes tremblent, mon ventre se tord, mais ma bouche s'ouvre d'elle-même quand il tire mes cheveux vers l'avant.

Son goût éclate sur ma langue — salé, amer, vivant.

J'entends des pas dans le couloir. Des voix. Un rire lointain.

Mais il ne recule pas, ne ralentit pas. Sa main dans ma nuque guide mon rythme, m'enfonce plus profond. Je le prends jusqu'à la gorge, les larmes aux yeux, et c'est exactement ce que je voulais. Ce vide dans ma tête, ce feu dans mon ventre, cette déchéance qui me fait me sentir plus vivante que n'importe quel putain de dîner de couple.

Les pas s'arrêtent juste derrière la porte vitrée.

Il resserre sa poigne, me maintient, et sa voix n'est plus qu'un grognement sourd.


Chapitre 6

Le rire s'éloigne dans le couloir. Ses doigts se crispent dans mes cheveux, il m'arrache vers le haut sans préavis, et mon dos heurte le mur glacé, mes omoplates plaquées contre le miroir. Le verre tremble.

Ses hanches écrasent les miennes, ses mains dévalent mes flancs pour agripper mes fesses à pleines paumes. Il pétrit la chair à travers le legging, m'écarte contre lui, et sa queue bandée pulse contre mon ventre.

Il penche la bouche vers mon oreille. Son souffle chaud, hachuré, sa voix plus grave que jamais.

— Tu vas me sucer jusqu'à ce que je jouisse dans ta bouche, et après je vais te prendre en levrette contre ce sac. Tu vas sentir mon cul contre le tien.

Mes genoux flanchent. Il me retient par les hanches, me maintient debout contre la vitre, et son regard descend sur mes lèvres entrouvertes.

Je ne réponds pas. Je plonge.

Mes doigts enroulent sa queue, ma bouche s'aligne, et je le reprends plus profond qu'avant. Le sel de sa peau, la veine qui bat sous ma langue, le goût qui s'épaissit quand il gémit. Mes lèvres coulissent, ma salive file le long de sa verge, mes mains empoignent ses cuisses dures.

Il grogne, les paumes à plat contre le miroir, les bras tremblants de chaque côté de ma tête. Je le regarde se perdre au-dessus de moi, mâchoire crispée, lèvres retroussées sur ses dents, et je sens le pouvoir monter. C'est moi qui l'achève.

Son bassin accélère. Il devient brutal. Ma gorge se serre autour de lui, mes larmes roulent, mais je tiens. Je veux tout. Son foutre, sa défaite, le bruit qu'il va faire.

— Putain, souffle-t-il.

Son ventre se contracte. Son dos s'arque. Il explose au fond de ma bouche, chaud, amer, interminable, et je l'avale sans le quitter des yeux.