Le souffle chaud de Théo sur Clara
# Retrouvailles Le salon était plongé dans une pénombre chaude, la seule lumière venant de quelques bougies dispersées autour de la pièce. Une musique aux basses profondes et pulsantes emplissait l’espace, chaque vibration semblant caresse
Chapitre 1
Le salon était plongé dans une pénombre chaude, la seule lumière venant de quelques bougies dispersées autour de la pièce. Une musique aux basses profondes et pulsantes emplissait l’espace, chaque vibration semblant caresser les murs. Clara se tenait au centre de la pièce, enveloppée dans un léger paréo de soie, ses cheveux blonds défaits sur ses épaules. Elle sentait le poids du regard de Théo avant même de le voir.
Il émergea de l’ombre, un sourire joueur aux lèvres, ses yeux rieurs captant la lueur des flammes. Dans ses mains, il tenait une bouteille d’huile chaude dont l’odeur sucrée de vanille et d’ylang-ylang se mêlait à l’air chargé d’attente. Sans un mot, il l’invita du regard vers la table de massage, recouverte d’un tissu doux.
Elle s’allongea, le tissu frais contre sa peau. Théo approcha, et son premier contact ne fut pas ses mains, mais son souffle. Une expiration chaude dans le creux de son cou qui fit frissonner chaque parcelle de son être. Il resta là un long moment, respirant avec elle, leurs rythmes se cherchant, se synchronisant dans le silence.
Puis vint le toucher. Pas une prise, mais une présence. Il plaça ses larges paumes contre les siennes, paume contre paume, doigts légèrement écartés. Une simple pression, ferme et rassurante, qui envoyait un courant électrique le long de ses bras. Il commença à bouger, glissant ses mains contre les siennes dans un mouvement lent, circulaire, comme une danse muette de peau contre peau. La sensation était à la fois apaisante et terriblement excitante ; une promesse de ce qui allait venir, retenue juste là, à la limite.
Il prit le paréo entre ses doigts et le fit glisser, millimètre par millimètre, révélant la courbe de sa hanche, la rondeur généreuse de sa taille. Son regard, intense et admiratif, suivait le tracé du tissu comme s’il découvrait un trésor. « Tu es magnifique, Clara, » murmura-t-il, sa voix rauque se mêlant aux basses de la musique. Les mots, simples, frappèrent en plein cœur de son insécurité, la réchauffant de l’intérieur.
L’huile coula chaude entre ses omoplates. Ses mains, poilues et habiles, s’en emparèrent et commencèrent un lent pétrissage. Il ne massait pas simplement ses muscles ; il sculptait le désir. Ses pouces traçaient des lignes fermes le long de sa colonne vertébrale, puis ses doigts s’évadèrent en effleurements si légers qu’ils en étaient presque imaginaires, à la limite du frôlement des cils. Elle gémit, un son bas qui se perdit dans la musique.
Il alternait sans cesse : des pressions profondes qui la faisaient s’enfoncer dans la table, suivies de caresses avec le dos de ses ongles, ou du bout de ses doigts seulement. Il évitait avec une cruelle délicatesse les zones qui criait pour son attention, se concentrant sur le dos de ses genoux, l’intérieur de ses coudes, la nuque. La frustration devenait un instrument, tendant chaque nerf, affûtant chaque sensation.
Quand elle pensa ne plus pouvoir le supporter, il la fit doucement se retourner. Son regard sombre et dominateur parcourut sans retenue son corps offert, la plénitude de sa poitrine, les courbes douces de son ventre. Il y avait dans ses yeux une faim, une appréciation brute qui la fit se sentir non pas complexée, mais puissamment désirable.
Il prit une plume, une longue et douce plume d’autruche, et commença un nouveau jeu. Le duvet frôlait le contour de ses seins, le creux de son nombril, l’intérieur de ses cuisses. C’était une torture exquise, une sensation si légère qu’elle en était insaisissable, la laissant archant son dos, cherchant un contact plus substantiel qu’il refusait de donner. Son propre désir montait, palpable et chaud, mais il la maintenait là, sur ce précipice, avec une maîtrise totale.
Ses doigts trempés d’huile remplacèrent enfin la plume, traçant des cercles lents et hypnotiques sur son bas-ventre, s’approchant, puis s’éloignant, dans un rituel de séduction pure. Leurs souffles étaient devenus bruyants, l’air épais du parfum de l’huile et de leur excitation mutuelle. Il se pencha, sa barbe naissante grattant délicieusement la peau sensible de son ventre, et murmura contre sa peau, sa voix un grondement de passion contenue.
« Tu vois comme tu es belle, comme ton corps répond… et tu es à moi, comme ça, pour que je te fasse sentir tout cela. »
Le jeu n’était pas terminé. L’extase était proche, mais le voyage, cette lente et savante montée, était tout.
Chapitre 2
Le murmure de Théo résonna dans ses os. Ses mains, lourdes et chaudes, quittèrent son ventre. Elle retint un gémissement de protestation, mais il la fit taire d’un regard. Son sourire était une promesse.
« Tu veux plus, Clara ? » demanda-t-il, sa voix un ronronnement contre l’onde basse de la musique.
Elle ne pouvait que hocher la tête, les mots bloqués dans sa gorge par un désir qui se réveillait, féroce et reconnaissant.
« Dis-le. »
« Je… je veux que tu continues, » souffla-t-elle.
« Continuer, c’est vague. Précise. »
Il avait repris la bouteille d’huile. Un nouveau filet doré et tiède coula entre ses seins, traçant un sillon luisant jusqu’à son sternum. Elle frissonna.
« Ici, » réussit-elle à articuler, guidant faiblement sa main vers sa poitrine.
Il obéit, mais à sa manière. Ses doigts n’embrassèrent pas directement le plein de ses seins. Il commença par les tourner autour, en légers cercles concentriques qui s’éloignaient, puis se rapprochaient, effleurant à peine l’aréole sans jamais la toucher. C’était une torture douce, une cartographie patiente de son excitation. La chair se tendait, les pointes durcissaient, criant silencieusement pour un contact plus franc.
« Tu sens ça ? » murmura-t-il, son souffle chaud sur son cou. « Chaque petit frisson… c’est toi qui reviens à la vie. »
Elle le sentait. Oh, comme elle le sentait. Cette chaleur qui avait semblé s’être endormie en elle se réveillait au galop, alimentée par chaque attente, chaque effleurement différé. Son corps n’était plus une terre étrangère, mais un territoire qu’il redécouvrait avec une dévotion exaspérante.
Ses mains glissèrent enfin, paumes ouvertes, pour prendre la pleine rondeur de ses seins. Une pression ferme, possessive, qui arracha un son rauque à Clara. Ses pouces balayèrent les pointes, d’abord avec retenue, puis plus hardiment, les frottant jusqu’à ce qu’elles soient douloureusement sensibles.
« Théo… »
« Chut. On prend le temps. Tout le temps. »
Il descendit alors, laissant ses mains tracer un chemin brûlant le long de ses flancs, jusqu’à l’intérieur de ses cuisses. Il écarta ses jambes avec une lenteur calculée, révélant tout son désir. Son regard s’y attarda, sombre et intense, avant que ses doigts n’entament le même rituel patient. Des cercles légers, infinis, sur la peau ultra-sensible de ses cuisses, frôlant parfois, si près, la chaleur humide de son centre sans jamais y poser les doigts.
La musique semblait s’incarner dans son toucher. Les basses profondes vibraient dans le sol, remontaient par les pieds de la table, et se fondaient dans les caresses circulaires, prolongeant chaque sensation. Clara se cambrait, les mains agrippées au tissu, perdue dans ce tourbillon de sensations agréables qu’elle croyait avoir oubliées.
« C’est ça, » grogna-t-il, observant son corps se tordre sous son attente. « Laisse-toi faire. Laisse-toi sentir. Tu n’as rien perdu, tu vois ? C’était juste endormi. »
Il posa enfin, délibérément, le talon de sa paume contre son sexe, maintenant une pression chaude et constante qui la fit crier. Ses doigts, trempés d’huile, trouvèrent alors leur chemin, glissant à travers les boucles blondes pour chercher la chair plus tendre, plus chaude.
« Je te l’avais dit, » murmura-t-il en penchant la tête pour capturer ses lèvres dans un baiser profond, sauvage, tandis que ses doigts commençaient un lent va-et-vient exploratoire. « Tu es à moi. Et je vais te faire te souvenir de chaque seconde. »
Chapitre 3
« Tu es sur le point de craquer, je le vois, » murmura Théo, ses lèvres frôlant l’oreille de Clara. Sa main, toujours pressée contre son sexe, maintenait une chaleur constante et étouffante.
Il se déplaça alors, descendant le long de son corps avec une lenteur calculée. Ses lèvres se posèrent d’abord sur son sternum. Pas un baiser, non. Une expiration chaude et humide, un souffle qu’il laissa rouler sur sa peau comme une vague. Elle sentit ses tétons se crisper violemment en anticipation.
« Tu veux ma bouche ici ? » Il glissa la question contre son ventre, ses mots un souffle brûlant.
« Oui… »
« Oui, quoi ? »
« Oui, s’il te plaît, Théo… »
Il sourit, un éclair de domination satisfaite dans le regard. Sa langue émergea, large et plate. Elle traça un sillon lent et humide du creux de son nombril jusqu’à la base de ses seins, contournant délibérément les pointes durcies. C’était une caresse liquide, brutale dans sa douceur. Elle gémit, ses doigts s’enfonçant dans ses cheveux.
« C’est ça. Donne-moi ces sons. »
Il continua son chemin, léchant et soufflant sur chaque centimètre de peau qu’il découvrait. L’intérieur de ses coudes, le creux sensible de ses hanches, l’arrière de ses genoux. Chaque zone devenait un foyer de sensations aiguisées sous l’alternance du chaud et de l’humide de sa langue, du souffle frais qui suivait. Son corps était une carte qu’il brûlait de plaisir.
Puis il revint, s’installant entre ses cuisses écartées. Son regard sombre se posa sur elle, ouvert et offerte, luisante d’huile et de désir. Il baissa la tête.
Le premier contact ne fut pas ce qu’elle attendait. Il n’embrassa pas son sexe. Il posa ses lèvres sur la peau intime de sa cuisse, juste à côté. Un baiser brûlant, suivi du lent passage de sa langue. Il se déplaça d’un millimètre, répétant le geste de l’autre côté. Une torture exquise.
« Théo… je t’en supplie… »
« Supplie-moi encore. »
« Touche-moi. Vraiment. »
Il grogna, un son de possession pure. « Comme ça ? »
Ses mains remontèrent alors pour écarter ses lèvres, les exposant entièrement à l’air frais et à son regard avide. Il se pencha, et son souffle fut la première chose qu’elle sentit – un courant d’air chaud et régulier, directement sur son clitoris gonflé et hypersensible. Elle cria, son bassin se soulevant involontairement.
« Oh, tu aimes ça… » Il souffla à nouveau, plus fort, faisant vibrer les petits nerfs à vif.
Puis vint sa langue. Non pas en plein centre, mais en un long, lent et coupable contour. Elle glissa autour des plis extérieurs, humectant, traçant des cercles de plus en plus larges, de plus en plus près du noyau de son plaisir, sans jamais le toucher directement. Il appuyait parfois avec le bout, créant une pression ferme et fugace à l’entrée de son vagin, avant de repartir dans sa rotation insupportable.
« Arrête de jouer… » haleta-t-elle, les larmes de frustration au bord de ses cils.
« Je ne joue pas, Clara. Je te reconstruis. Sensation par sensation. » Sa voix était rauque, empreinte d’un désir aussi violent que le sien. « Tu vas grimper si haut que tu oublieras même ce que c’était que de douter. »
Il accentua la pression de ses doigts sur ses lèvres, les maintenant ouvertes, et intensifia le jeu de sa langue. Des cercles serrés, rapides, à un cheveu de son clitoris. La tension en elle montait, inexorable, un arc électrique qui se tendait à se rompre. Elle était au bord du précipice, maintenue là par sa volonté à lui, par cette technique cruelle et divine.
Son corps n’était plus qu’un seul nerf à vif, vibrant à l’unisson du bourdonnement de la musique et du mouvement infaillible de sa langue. Le climax était là, palpable, à portée de souffle. Il le savait. Elle le voyait dans l’éclat triomphant de ses yeux quand il levait brièvement la tête.
« Tu es là, n’est-ce pas ? » murmura-t-il, sa bouche si proche qu’elle sentait ses mots sur sa peau sensible.
Elle ne pouvait que hocher la tête, étranglée par un désir qui lui volait la voix.
« Bon. Alors reste là. Pour moi. »
Chapitre 4
La promesse de sa voix la fit frémir des pieds à la tête. Il restait là, sa bouche à un souffle de son sexe, sa langue traçant des cercles infernaux qui la maintenaient au bord d’un abyssale sensation.
« Reste là, Clara, » répéta-t-il, ses mots un velours rauque contre sa peau humide. « Garde ce pic pour moi. Ne tombe pas. »
Elle haletait, chaque muscle de son ventre tendu à se rompre. « C’est… c’est trop. Je peux pas… »
« Tu peux. Parce que je te le demande. » Il releva enfin la tête, ses yeux noirs brillant d’une flamme sauvage. « Et parce que ce n’est qu’un début. »
Avec une lenteur calculée, il se redressa, quittant la chaleur de son entrejambe. Le froid de l’air la frappa, un contraste brutal qui la fit gémir de frustration. Il sourit, ce sourire de fauve qui savait exactement le pouvoir qu’il exerçait.
« Tu vois ? Tu peux tenir. Tu es plus forte que tu ne le crois. »
Il attrapa alors la bouteille d’huile, en versa une généreuse quantité dans sa paume avant de se frictionner les mains. Le parfum sucré de vanille s’éleva, plus intense. Il ne regardait plus son visage, mais son sexe, toujours exposé, luisant et offert.
« Regarde-moi faire, » ordonna-t-il doucement.
Ses mains, maintenant chaudes et lourdes d’huile, revinrent sur elle. Mais cette fois, ce ne fut pas pour caresser. Il plaça ses deux pouces de part et d’autre de son clitoris, maintenant une pression ferme et étale qui la fit sursauter. Puis il commença à les faire glisser, dans un mouvement de va-et-vient lent, régulier, implacable. Ce n’était plus de la caresse. C’était une marque. Une réclamation.
« C’est moi qui fais ça, » grogna-t-il, accentuant la pression. « C’est moi qui te remets en vie, millimètre par millimètre. Sens ces doigts. Sens cette chaleur. »
« Je la sens, » souffla-t-elle, la tête renversée en arrière, les yeux fermés. La sensation était différente, plus directe, plus possessrice. Elle ne la menait pas tout à fait au bord, mais l’y maintenait avec une autorité de fer.
« Ouvre les yeux. Regarde. »
Elle obéit, luttant pour focaliser son regard sur lui. Il tenait son regard tandis que ses pouces continuaient leur travail méthodique. La vue de ses mains, poilues et fortes, occupées à lui donner un tel plaisir contrôlé, lui coupa le souffle.
« Tu aimes ça ? Voir mes mains sur toi ? »
« Oui. »
« Dis-le mieux. »
« J’adore voir tes mains sur moi, Théo. J’adore sentir que tu me reprends. »
Un grognement d’approbation lui échappa. Il inclina alors son poignet, changeant l’angle. Le bout de ses pouces frotta maintenant directement contre le côté de son clitoris, avec une précision chirurgicale. Une vague de plaisir aigu, presque douloureux, la parcourut. Elle cria, ses doigts s’agrippant aux bords de la table.
« C’est ça, » dit-il, sa voix empreinte d’une excitation sombre. « Crie. Laisse-moi tout entendre. Tout ce que je te fais. »
Il accéléra imperceptiblement le rythme, puis le ralentit, jouant avec la cadence de son souffle à elle. Il la faisait monter par paliers, la laissant planer quelques secondes à une altitude vertigineuse avant de redescendre d’un cran, juste assez pour la laisser respirer, avant de la hisser à nouveau. C’était un pilotage conscient, total, de chaque frisson qui la traversait.
« Tu es à un doigt de perdre le contrôle, je le vois, » murmura-t-il, une goutte de sueur perlant à sa tempe. « Mais tu ne le feras pas. Pas tant que je ne te l’aurai pas ordonné. Ton corps m’obéit maintenant. Il se souvient. »
Et c’était vrai. Sous ses doigts experts, chaque nerf, chaque muscle répondait, non pas avec l’urgence sauvage du début, mais avec une soumission ardente, reconnaissante. La tension était devenue un état, un plateau de feu où il la maintenait, brûlante et consentante, prouvant avec chaque seconde qui passait qu’elle n’avait rien oublié, qu’elle n’avait rien perdu. Elle était là, entièrement, suspendue dans le plaisir qu’il lui dispensait, attendant son prochain ordre, son prochain mouvement, pour savoir où il la mènerait ensuite.
Chapitre 5
« Tu trembles de partout, » constata Théo, sa voix un murmure rauque contre sa nuque.
Il s’éloigna d’elle d’un pas, la laissant haletante et trempée sur la table, son corps vibrant comme une corde tendue. Avant qu’elle ne puisse protester, il se pencha et, d’un geste ferme, la prit dans ses bras. Elle s’y blottit, molle, ses membres en accord parfait avec sa volonté à lui. Il la porta jusqu’au large canapé et l’allongea doucement sur le ventre. La peau du cuir était fraîche contre sa peau brûlante.
« On change de décor, » dit-il simplement.
Il prit la bouteille d’huile. Un long filet doré et tiède coula le long de sa colonne vertébrale, du cou jusqu’au creux des reins. Elle retint son souffle, attendant. Ses mains à lui suivirent le tracé, l’étalant en larges mouvements circulaires sur ses omoplates, puis le long de ses flancs. L’huile glissa, épaisse et sucrée, sur les courbes de ses fesses, et descendit plus bas, dans la chaleur de l’entrejambe qu’elle pressait instinctivement contre le cuir.
Puis il se coucha sur elle.
Ce ne fut pas un écrasement, mais un enveloppement. Il posa son torse contre son dos, son poids réparti avec une précision parfaite, juste assez pour qu’elle le sente partout, pas assez pour l’étouffer. Sa peau, poilue et chaude, glissa contre la sienne, lubrifiée, dans un frottement lent et continu qui lui arracha un gémissement étouffé. Il était dur, terriblement dur contre le bas de son dos, et cette simple pression, cette promesse palpable, fit monter en elle une nouvelle vague de désir.
« C’est bon ? » murmura-t-il, ses lèvres cherchant la peau de son cou.
« Oui… ne bouge pas, juste… reste comme ça. »
Il rit doucement, un son qui vibra dans son dos. « Impossible. »
Et il commença son œuvre. Sa bouche se posa à la base de son crâne, un baiser chaud. Puis ses dines effleurèrent la peau, une morsure légère, juste assez pour pincer, avant que sa langue n’apaise la petite piqûre. Il descendit ainsi, baisant, mordillant, léchant chaque vertèbre, chaque muscle tendu. Il arriva à ses oreilles.
Il savait. Oh, comme il savait. Son souffle, d’abord, un courant d’air chaud et régulier qu’il dirigea dans son conduit auditif gauche. Elle sursauta violemment, un frisson électrique la parcourant des pieds à la tête.
« X-Théo… »
« Chut. Sens. »
Il alterna. Un souffle long et chaud. Puis le bout de sa langue, furtif et humide, qui traça le contour de son pavillon. Un baiser posé sur le lobe, qu’il prit entre ses dents et mordilla doucement. Puis de nouveau son souffle, plus fort cette fois, faisant vibrer quelque chose de profond en elle. C’était une torture exquise, une attaque sensorielle calculée sur son point le plus faible. Elle perdit pied, sa tête tourna, ses mains s’agrippant désespérément aux coussins.
Son corps se mit à onduler de lui-même, cherchant à se frictionner contre lui, contre le cuir, contre tout. La sensation de son sexe, dur et lourd comme un galet chaud, glissant entre ses fesses à chaque micro-mouvement, la rendait folle. Il s’ajustait, pressant un peu plus, créant une friction brûlante contre son propre désir.
« Tu es incroyable, » grogna-t-il, sa voix rauque de passion. « Regarde-toi. »
Il attrapa ses mains, celles qui s’enfonçaient dans les coussins, et les plaça au-dessus de sa tête, les maintenant fermement contre le dossier du canapé. La position l’arcquait encore plus, offrant son dos, ses fesses, tout à sa bouche et à son corps.
« Maintenant, tu ne te caches plus. Tu prends. Tout ce que je te donne. »
Il redoubla, sa bouche et ses souffles sur son oreille devenant un rythme effréné, sa queue glissant avec une lenteur implacable dans le sillon chaud et huilé qu’il avait créé. Elle était au bord, si proche, suspendue par ce point de contact brûlant et cette attaque sensorielle continue. Le monde se réduisait à cette sensation double, ce frottement et ce souffle, qui la maintenaient à une altitude vertigineuse, brûlante et parfaitement immobile.
Chapitre 6
« Je veux te sentir partout, » gronda Théo, sa voix chargée d’un désir brut.
Sa main, jusque-là ancrée sur sa hanche, se déplaça. Elle glissa sur la courbe huilée de sa fesse, puis plongea, sans hésitation, dans la chaleur de son entrejambe. Le contact fut électrique. Sa paume large et calleuse s’aplatit contre elle, et il commença à la frotter, d’un mouvement lent, circulaire, implacable. La pression était parfaite, exacte, s’ajustant à l’ondulation instinctive de ses hanches.
« Oh mon Dieu… Xavi… »
« Je sais, » couina-t-il contre son oreille, son souffle chaud et rapide ravivant le feu qu’il y avait allumé. « Je sens à quel point tu es trempée. Tu es en fusion pour moi. »
Son corps continuait de glisser contre le sien, son sexe dur comme du roc traçant un sillon brûlant entre ses fesses à chaque poussée de ses hanches. C’était une double attaque, sensorielle et physique, qui la faisait vaciller au bord de l’abîme. La main qui la frottait avec une régularité de métronome, le membre qui promettait une pénétration à chaque instant, et ce souffle dans son oreille, cette torture qu’elle adorait.
« J’ai envie de te pénétrer, Clara, » avoua-t-il, la morsure de ses mots aussi crue que ses caresses. « J’ai envie de te prendre, de te remplir, de sentir tes muscles se serrer autour de moi. »
Elle gémit, un son long et brisé. « Moi aussi… j’attends que ça… s’il te plaît… »
« Non. »
Le mot tomba, net et dominateur. Sa main ne s’arrêta pas, au contraire, ses doigts s’écartèrent, trouvant l’entrée brûlante et ruisselante de son sexe. Il effleura le bouton durci de son clitoris avec son pouce, puis s’éloigna, reprenant le frottement large et appuyé de sa paume. C’était un jeu cruel, lui montrant la porte, puis la refermant.
« Tu n’es pas prête, » murmura-t-il, ses lèvres collées à sa tempe. « Tu es au bord, je le sens. Mais ce bord, je vais te le faire longer encore longtemps. Tu vas me supplier, Clara. Tu vas me supplier de te laisser venir. Et je tiendrai. Parce que je sais… »
Il accentua la pression de sa main, ralentissant encore le mouvement.
« … que plus je te torture, plus ton explosion sera belle. »
La frustration monta en elle, aiguë et délicieuse. Elle était si pleine, si tendue, chaque nerf vibrant à l’unisson de ses caresses. Elle se cambra violemment, cherchant plus de contact, plus de friction, plus de *lui*.
« Théo… je t’en supplie… »
« Supplie-moi encore, » ordonna-t-il, sa voix un grondement de possession. « Dis-moi à quel point tu en as besoin. »
« J’en ai besoin… j’ai besoin de toi… de te sentir en moi… laisse-moi… laisse-moi jouir, je t’en supplie… »
Il rit, un son bas et satisfait. « Bien. C’est bien. Mais pas maintenant. »
Il retira sa main.
Le vide fut un choc, une douleur aiguë. Elle cria, un petit son de protestation pure. Avant qu’elle ne puisse protester davantage, il la fit rouler sur le dos. Son regard sombre et triomphant parcourut son visage marqué par le désir, ses seins qui se soulevaient rapidement.
« Regarde-moi, » dit-il, en glissant un doigt, puis deux, à l’intérieur d’elle, d’un coup précis et profond.
Elle hurla, ses yeux s’écarquillant. C’était trop, et pas assez. Ses doigts bougeaient en elle, lents et profonds, tandis qu’il reprenait sa place au-dessus d’elle, l’embrassant pour avaler ses gémissements. Il la maintenait là, dans cette montée vertigineuse, sans la laisser choir, prolongeant la torture avec une maîtrise d’artiste. Elle était à sa merci, et il en usait, savourant chaque tremblement, chaque supplication à demi-formée contre sa bouche. L’explosion se construisait, inexorable, mais il tenait la mèche, déterminé à la laisser brûler jusqu’au bout.
Chapitre 7
Le retrait de ses doigts fut une promesse. La pointe de son sexe dur et brûlant contre son entrée en fut une autre. Elle sentit l’embout large, la tension de sa propre chair qui s’étirait déjà pour l’accueillir, et elle gémit, les yeux rivés aux siens.
« Tu veux ça ? » demanda-t-il, sa voix un souffle rauque. Il ne bougeait pas d’un pouce.
« Oui… Théo, oui, je t’en supplie… »
« Prouve-le. »
Elle souleva ses hanches, un mouvement d’offrande, essayant de l’attirer en elle. Il résista, maintenu juste à cette limite exaspérante. Sa main remonta sur son flanc, traçant une ligne lente avec l’extrémité râpeuse de ses ongles, puis s’arrêta sous le poids de son sein.
« Ce corps… cette rondeur… c’est ce qui m’a rendu fou la première fois, Clara. La voir, la sentir sous mes mains. J’en rêve. »
Puis il laissa enfin son poids s’appliquer. Une fraction de centimètre. Un infime recul. Puis une autre poussée, un peu plus profonde. La sensation était une torture divine. Il était en elle, mais à peine. Il commença un rythme dérisoire, des va-et-vient si courts et si lents qu’elle pouvait compter les pulsations de son propre sang entre chaque.
Ses lèvres se collèrent à son oreille, ses mots mêlés au frottement de sa barbe contre sa peau. « Tu es si serrée… si chaude… Je vais prendre mon temps, tu entends ? Je vais te faire sentir chaque millimètre, chaque seconde. »
Il tenait parole. Neuf coups légers, une simple friction à l’entrée qui la faisait trembler de frustration. Puis, au dixième, il enfonça soudain plus avant, d’une poussée plus franche qui lui arracha un cri.
« Ah ! Xavi… comme ça… plus… »
Mais il était déjà revenu à son rythme de torture, glissant lentement, presque sorti. Sa main qui avait caressé son sein descendit, ses doigts se perdant dans la chaleur entre leurs corps, trouvant son clitoris. Il se contenta de le frôler du bout de l’ongle.
« Tu vois ? » murmura-t-il, son souffle chaud dans son cou. « Tu montes déjà. Je le sens. Ta chatte se serre autour de moi comme si elle voulait m’avaler. Tu es au bord. »
Elle l’était. La montée était implacable, construite par cette alternance de douceur et de soudaine profondeur. Elle se cambrait, ses mains agrippant les draps, cherchant désespérément à l’attirer plus profondément, à trouver un rythme qui la mènerait enfin au sommet.
Il rit, bas et sombre. « Non, ma belle. Pas encore. Tu as oublié comment ça fait, non ? D’être à ce point, de brûler sans savoir quand ça va casser ? C’est ça que je te réapprends. »
Un autre coup profond, celui-ci atteignant un endroit en elle qui fit étinceler ses yeux. Elle hurla, son corps se convulsant. Il s’arrêta net, retenu au cœur de cette contraction, la laissant pantelante, suspendue dans le vide.
« C’était bien ? » demanda-t-il, sa voix empreinte d’une satisfaction terrible.
Elle ne pouvait que hocher la tête, les larmes aux yeux, dévorée par un besoin qui était à la fois physique et vital.
« Alors dis-le. Dis-moi ce que tu veux. »
« Je… je veux que tu me prennes, Théo. Que tu me remplisses. Que tu arrêtes de me torturer et que tu me fasses jouir, je t’en supplie… »
Il posa un baiser doux sur son épaule, un contraste saisissant avec la tension de leurs corps soudés. « Bientôt, ma Clara. Bientôt. Mais d’abord, je veux que tu te souviennes de tout. Que tu sentes chaque parcelle de toi-même s’allumer pour moi. »
Et il reprit son lent va-et-vient, maître absolu de son plaisir, déterminé à la reconstruire, sensation par sensation, jusqu’à ce qu’elle soit entièrement sienne à nouveau.