La facture et le sourire de Clara

A woman in a silk blouse and pencil skirt shares an intense, charged look with a man ac...

# Faire un effort Les hauts talons d’Clara crissaient doucement sur le parquet ciré du bureau. Thibault avait été très clair avant de l’y envoyer. *« Sois avenante. Souris. Fais baisser la facture. »* Un sourire en coin, une main sur sa nu

Chapitre 1

Les hauts talons d’Clara crissaient doucement sur le parquet ciré du bureau. Thibault avait été très clair avant de l’y envoyer. *« Sois avenante. Souris. Fais baisser la facture. »* Un sourire en coin, une main sur sa nuque musclée. Elle avait compris. C’était un jeu.

Monsieur Lefebvre, l’avocat, était un homme sérieux, d’une cinquantaine d’années, qui arborait un costume trois pièces impeccable. Son regard, derrière ses lunettes à monture fine, se posa sur elle avec une politesse professionnelle. Elle prit place en face de lui, croisant les jambes avec une lenteur calculée. Sa jupe crayon remonta de quelques centimètres.

La réunion commença. Clara écoutait, hochait la tête, ponctuait les propos de l’avocat par un rire clair, un peu trop long. Ses doigts jouaient avec le bouton de sa veste entrouverte. Elle ne disait rien d’explicite. Elle n’avait pas besoin de mots. Tout était dans la manière dont elle se penchait pour attraper un stylo, faisant frémir le tissu sur sa poitrine généreuse. Tout était dans l’étincelle de complicité qu’elle glissait dans un regard, comme si elle et lui partageaient un secret amusant.

Monsieur Lefebvre, peu à peu, se dérida. Sa voix perdit un peu de sa raideur. Il sourit, vraiment. Il ajusta sa cravate. Son attention, une fois rivée aux dossiers, semblait maintenant vouloir revenir sans cesse vers la blonde provocante assise en face de lui. La tension était palpable, un fil invisible tendu entre eux, électrique et silencieux. Clara sentait le regard de l’homme glisser sur elle, et un frisson de puissance la parcourait. Elle jouait très bien. Pour Thibault. Pour leur jeu. Et c’était incroyablement excitant.


Chapitre 2

La réunion s'éternisait, mais Clara ne s'en plaignait pas. L’attention de Monsieur Lefebvre, si méthodique au départ, s'était muée en une focalisation palpable. Elle le sentait peser sur sa peau comme une caresse anticipée. C'est alors qu'il ferma doucement le dossier devant lui, déplaçant ainsi le centre de gravité de la pièce.

« Je pense que nous avons fait le tour des points juridiques pour aujourd’hui », dit-il, sa voix légèrement rauque. Il retira ses lunettes, les essuyant avec un mouchoir en lin. Son regard, délivré de cet écran, se posa sur elle avec une franchise nouvelle. « Mais vous savez, ces négociations… elles sont autant une question d’atmosphère que de clauses. »

Clara inclina la tête, un sourire énigmatique aux lèvres. Elle laissa ses doigts remonter le long d’une mèche de ses cheveux blonds, la tournant lentement autour de son index. « L’atmosphère ? » répéta-t-elle, feignant l’innocence.

« Justement », enchâîna-t-il, les yeux rivés à ses doigts jouant avec ses cheveux, puis descendant le long de son cou. « Je connais un endroit discret, pas loin d’ici. Un vrai bar à cocktails, pas un de ces troquets bruyants. L’ambiance y est… propice à la confidence. » Il marqua une pause, la dévisageant. « Peut-être pourrions-nous y poursuivre cette discussion autour d’un verre ? Je déteste laisser les choses en suspens. »

Le cœur d’Clara battit plus fort. C’était l’invitation qu’elle espérait, celle qui validerait son jeu et ferait plaisir à Thibault. Elle croisa lentement les jambes, faisant crisser la soie de son bas. La jupe, déjà courte, remonta encore, révélant une généreuse portion de ses cuisses galbées. Elle vit le regard de l’avocat s’y attarder, puis remonter vers son visage avec une lueur de défi.

« Une discussion ? » dit-elle, son ton velouté chargé de sous-entendus. « Vous pensez vraiment qu’il reste des choses… à clarifier ? »

Il se leva, contournant son bureau massif pour se tenir près d’elle. L’ombre de son costume tombait sur elle. « Je pense, Mademoiselle, qu’avec vous, rien n’est jamais tout à fait clair. Et c’est précisément ce qui rend la chose passionnante. » Il tendit la main pour l’aider à se lever, un geste d’une courtoisie désuète. « Qu’en dites-vous ? Un dry martini, peut-être ? »

Sa main était chaude et ferme. Clara s’y appuya pour se lever, se rapprochant de lui d’un mouvement fluide. Le parfum de son savon, épicé et masculin, se mêla à son propre parfum sucré.

« Un dry martini, alors », acquiesça-t-elle, le regardant droit dans les yeux. « Mais je vous préviens, Monsieur Lefebvre… je pose beaucoup de questions. »

Un sourire presque carnassier étira les lèvres de l’avocat. « Je compte bien y répondre. Une à une. »


Chapitre 3

Le bar était en effet discret, un sanctuaire de cuir et de bois sombre où la lumière était tamisée par des abat-jours en papier. Le Martini de Monsieur Lefebvre était impeccable, glacé, un cristal d’olivier suspendu au centre. Le sien, un cocktail fruité, était à peine touché. Elle le faisait tourner entre ses doigts, le faisant scintiller.

L’avocat avait lâché du lest. Il parlait moins de jurisprudence et davantage de lui-même – ses voyages, sa passion pour l’opéra, le stress des grands dossiers. Il était sous le charme, cela crépitait dans l’air entre eux. Ses yeux ne quittaient plus le mouvement de ses lèvres lorsqu’elle buvait une minuscule gorgée, ou la courbe de son cou quand elle riait. Pourtant, il restait professionnel. Ses mains ne dépassaient jamais le périmètre de son verre. Ses compliments étaient voilés, déguisés en observations. « Vous avez une manière très persuasive de vous exprimer », disait-il, et le double sens brillait comme l’olivier dans son verre.

Clara jouait sa partition à la perfection. Elle se penchait, lui offrant un plongeon contrôlé dans son décolleté. Elle effleurait sa propre lèvre avec son index, captant son regard. Chaque geste était une promesse murmurée, chaque sourire un pacte secret. Elle sentait la tension chez lui, une corde tendue à craquer, maintenue par une discipline de fer. C’était exquis.

Mais alors que la conversation glissait vers un second verre qu’il proposait d’un ton presque suppliant, Elba sentit le moment parfait. La faim dans le regard de l’homme était à son comble, pure, non assouvie. L’image de Thibault, attendant son rapport, lui traversa l’esprit. Le jeu était gagnant ainsi, avec cette frustration savoureuse.

Elle posa doucement son verre, produisant un *clink* net sur le marbre. « Mon Dieu, regardez l’heure », dit-elle avec une feinte surprise, jetant un coup d’œil à son poignet nu. Elle se leva, lissant sa jupe sur ses hanches d’un mouvement lent et délibéré. « Cette discussion était captivante, Monsieur Lefebvre. Vraiment. Vous m’avez éclairée sur bien des points. »

Il se leva à son tour, une ombre de déception fuyant son masque de contrôle. « Déjà ? Le soir est jeune… »

« Malheureusement, des engagements impérieux », l’interrompit-elle avec un sourire désolé, sincère à force de ne pas l’être. Elle tendit la main. Sa poignée de main, cette fois, fut brève, ferme, définitive. « Merci pour le verre et les… éclaircissements. »

Elle tourna les talons, sentant son regard brûler entre ses omoplates. Le crissement de ses talons sur le parquet du bar résonna comme un point final. Elle ne se retourna pas. La jouissance n’était pas dans la consommation, elle le savait. Elle était dans cette puissance suspendue, dans cette faim laissée intacte et palpitante. Elle sortit dans l’air frais du soir, un sourire de victoire aux lèvres. Thibault serait content. Et elle, elle était électrisée. Le jeu continuait, et elle en tenait toutes les ficelles.


Chapitre 4

Le loquet de l’appartement claqua dans le silence du vestibule. Thibault était là, adossé au chambranle de la porte du salon, les bras croisés. Un sourire en coin flottait sur ses lèvres. Il avait entendu le crissement de ses talons dans l’escalier, il l’attendait.

« Alors ? » demanda-t-il simplement, sa voix basse caressant la pénombre.

Clara déposa son sac, fit glisser sa veste de ses épaules. « Il a craqué », dit-elle, et son propre souffle était court. « Complètement. Il m’a emmenée dans un bar, il me regardait comme… comme un cadeau qu’on lui aurait posé devant les yeux et qu’il n’avait pas le droit de déballer. »

Elle s’approcha de lui. Le parfum de Thibault, familier et masculin, se mêla aux relents de cigarette et de bois précieux du bar. Elle le fixa, les pupilles dilatées par l’excitation rentrée.

« Il buvait mes paroles. Il regardait ma bouche », continua-t-elle, plus bas. Sa main se posa sur le torse de Thibault, sentit le cœur battre sous le coton. « Et quand je me levais… ses yeux, Thibault. Ils dévoraient mes jambes. Ils montaient sous ma jupe. Il aurait donné n’importe quoi pour toucher. »

Sans rompre le contact visuel, elle glissa lentement le long de son corps, ses genoux rencontrant le parquet du couloir. La posture était à la fois soumise et terriblement puissante. Elle était à ses pieds, mais c’était elle qui tenait le récit, le pouvoir.

« Il était à ma merci », murmura-t-elle, les doigts retrouvant la boucle de métal froid de la ceinture de Thibault. Le cliquetis du mécanisme fut net dans le silence. « Il rêvait de ça. De me voir comme ça. Agenouillée. »

Elle défit la première boucle, tira lentement sur la lanière de cuir. Le frottement était un bruit obscène.

« Il aurait voulu que je fasse ça pour lui… » chuchota-t-elle, la voix maintenant rauque, chargée de l’image qu’elle évoquait. Ses doigts s’attaquèrent à la braguette, le bruit de la fermeture éclair déchirant l’air tendu. « Il aurait voulu que je lui prenne sa queue dans la bouche, là, entre les tables, avec tous ces gens autour qui ne voyaient rien. »

Elle libéra Thibault de son jean, le tenant fermement en main. La chair était chaude, lourde, pulsatile. Elle l’enveloppa de ses doigts.

« Il fixait mes lèvres et il imaginait ma langue », dit-elle, son souffle chaud caressant la peau sensible. « Il imaginait à quel point ma bouche serait douce, et chaude. Comment je laperais le gland, lentement, pour le faire trembler. » Elle déposa un baiser à la pointe, une simple pression humide. Un grognement sourd échappa à Thibault, ses mains s’enfonçant dans ses cheveux blonds.

« Je lui aurais sucé jusqu’à la racine », continua-t-elle, les mots devenant crus, un récit dans le récit. « J’aurais pris toute sa queue au fond de ma gorge, et il aurait pu voir ses couilles se contracter contre mon menton pendant que je l’avalais. » Sa langue traça un long sillon brûlant le long de la veine saillante. Elle leva les yeux vers lui, son regard noyé de désir et de défi. « Il voulait ça. Mais c’est toi qui l’as. C’est toi qui vas jouir dans ma bouche. Pas lui. Jamais lui. »

Sa bouche s’ouvrit, s’empara de lui, et elle s’enfonça d’un coup profond, jusqu’à ce que ses lèvres rencontrent le nid de boucles à sa base. Le corps de Thibault se cambra, une main s’agrippant au chambranle. Elle remonta, lentement, avant de redescendre avec une détermination vorace, le rythme s’installant, cadencé par les gémissements étouffés de l’homme au-dessus d’elle. Elle ne racontait plus. Elle faisait. Elle prouvait. Chaque mouvement de sa tête, chaque succion humide, était une revendication silencieuse, un pacte érotique scellé dans l’action même qu’un autre avait seulement pu désirer.


Chapitre 5

Le téléphone vibra sur la table basse, une lumière bleue éclairant l’ombre du salon. Thibault dormait, un bras lourd jeté sur son torse. Clara, encore éveillée et vibrante du souvenir de la soirée, attrapa l’appareil.

Le message était de Monsieur Lefebvre.

*« Bonsoir Mademoiselle. J’ai omis de vous remettre un addendum au contrat ce soir. Un détail purement administratif, bien sûr, mais qui requiert votre attention. Puis-je vous le transmettre par message ? »*

Un sourire se dessina sur les lèvres d’Clara. Le prétexte était transparent, presque touchant dans son manque d’originalité. Elle glissa hors du lit, la peau encore chaude du contact de Thibault, et se posta à la fenêtre, la ville nocturne en toile de fond.

*« Bonsoir Maître. À cette heure, votre dévouement à la paperasse est impressionnant. Mais ne vous inquiétez pas, je suis toute ouïe. Envoyez-moi ce détail. »*

La réponse fut presque immédiate.

*« C’est moins le papier que le souci de bien faire qui me tient éveillé. Certains dossiers… résistent plus que d’autres au classement. Ils occupent l’esprit. »*

Elba sentit un petit frisson lui parcourir la nuque. Elle s’assit sur le rebord du siège, la lueur de l’écran éclairant son visage.

*« Un dossier récalcitrant ? Je croyais que nous avions tout clarifié. »*

*« Clarifié, oui. Liquidé, non. Il reste parfois un sentiment d’inachevé. Comme une phrase laissée en suspens. »*

*« Une phrase suspendue peut être plus excitante qu’un point final, ne trouvez-vous pas ? »* Elle lâcha le mot, « excitante », et le regarda briller sur l’écran. Un pas de plus.

Il y eut un long moment de « saisie en cours… ». Puis :

*« Excitante, c’est certain. Mais aussi frustrante. On se demande quelle tournure elle aurait prise. Quelle ponctuation aurait pu la conclure. »*

Elle mordilla sa lèvre inférieure, imaginant ses doigts agiles tapant ces mots.

*« La ponctuation est surévaluée. L’essentiel est dans le rythme de la phrase. Dans l’espace entre les mots. Ce qu’on y met de… sous-entendu. »*

*« Vous êtes experte en sous-entendus, Mademoiselle. J’en ai fait la vive expérience. Ils laissent une marque. »*

*« Une marque ? »*

*« Oui. Comme l’empreinte d’un verre sur un bois ciré. Ou le souvenir d’un parfum dans une pièce vide. Quelque chose de tangible, bien que intangible. »*

Sa respiration s’accéléra. Elle croisa les jambes, la soie de sa culotte frottant contre sa peau sensible.

*« Et si cette marque était le but recherché ? Si le dossier n’était jamais destiné à être classé, mais simplement à être… feuilleté. À intervalles réguliers. »*

Le délai de réponse fut encore plus long cette fois. Elle le vit presque, dans son bureau sombre, ajustant ses lunettes, le désir luttant contre la bienséance.

*« Feuilleter un tel dossier demanderait une grande délicatesse. Un respect absolu des pages. On ne peut pas se permettre de les froisser. »*

*« Bien sûr que non. Seulement effleurer. Tourner les pages avec le bout des doigts. S’attarder sur certains passages. Les relire. À voix basse, parfois. »*

Un bruit de somnolence derrière elle la fit sursauter. Thibault se retournait dans les draps. Elle baissa instinctivement la luminosité de l’écran, son cœur battant la chamade. C’était dangereux. C’était grisant.

Le dernier message de l’avocat arriva, sage en apparence, brûlant de sous-textes.

*« Votre analogie est aussi pertinente que troublante, Mademoiselle. Il se fait tard, et je crains de dépasser les bornes de la déontologie, même dans une métaphore. Je vous souhaite une bonne nuit. Reposez-vous bien. »*

Elle sourit. La retraite prudente, l’ultime garde-fou. Mais ils avaient franchi une ligne. Elle répondit, la langueur feinte dans ses doigts :

*« Bonne nuit, Maître. Faites de beaux rêves. De classement. »*

Elle posa le téléphone, le corps parcouru d’un courant électrique différent de celui que Thibault lui avait procuré. C’était une tension propre, intellectuelle et sensuelle à la fois, un jeu d’échecs où chaque pion était un désir à peine voilé. Elle regagna le lit, se blottit contre le dos chaud de Thibault, et ferma les yeux, l’image des mots de l’avocat dansant derrière ses paupières, promettant une reprise du jeu, sur un tout autre terrain.


Chapitre 6

Le lendemain soir, alors que la lueur du couchant dorait les immeubles, Clara reçut un message.

*« Mademoiselle. Je dois admettre que les déductions fiscales n’ont pas capté mon attention aujourd’hui. Mon esprit était ailleurs. Il divaguait vers des détails… vestimentaires. Une absurdité professionnelle, je le concède. »*

Clara sourit, seule dans son salon, un verre de vin blanc à la main. Elle laissa la tension monter pendant dix longues minutes avant de répondre.

*« Maître Lefebvre, une distraction ? C’est grave. Quels détails pouvaient bien être plus captivants qu’un amortissement dégressif ? »*

La réponse fuse presque immédiatement.

*« L’énigme d’une doublure. Le mystère d’une dentelle sous une jupe droite. Je me suis surpris à me demander… de quelle couleur étaient vos dessous, hier soir. »*

Un frisson courut le long de sa colonne vertébrale. Elle déposa son verre et saisit son téléphone à deux mains, ses doigts tapant vite sur l’écran.

*« Une enquête si personnelle ? C’est très audacieux. Et si je vous disais qu’ils étaient noirs ? Un simple basique. »*

*« Le noir n’est jamais simple. C’est une affirmation. Une absence de lumière qui attire toute la lumière sur elle. Mais était-ce un basique… ou une déclaration ? »*

Le jeu était exquis. Elle se leva, traversa la pièce vers sa chambre. Dans le miroir de son dressing, son reflet lui sourit – la blonde provocante, l’arme de Thibault. Elle ouvrit un tiroir, en sortit un petit morceau de soie et de dentelle noire.

*« Une déclaration suppose un public, Maître. En aviez-vous l’intention ? »*

*« Je n’avais que l’intention de regarder. De deviner. De me perdre dans une hypothèse élégante. Mais je reconnais que c’est une intrusion. Je m’arrête ici. »*

Il reculait encore une fois, par bienséance. Elle ne le laisserait pas faire. Pas cette fois. Elle fit glisser sa robe de chambre, la laissant tomber à ses pieds. Devant le miroir, elle ajusta le string minuscule, les fines brides noires tranchant sur la pâleur de sa peau, se perdant dans la courbe de ses hanches. Elle prit son téléphone, cadra le reflet dans la glace – son dos nu, la ligne de sa colonne vertébrale s’interrompant pour laisser place au triangle provocant de dentelle noire qui disparaissait entre ses fesses – et captura l’image.

Elle relut son dernier message : *« Ne vous arrêtez pas. Les hypothèses ont besoin de données pour être vérifiées. »*

Puis elle joignit la photo.

Quelques secondes passèrent, silencieuses et électriques. Puis trois petits points apparurent, disparurent, réapparurent.

*« Mon Dieu. »*

C’était tout ce qu’il put écrire.

Elba se mordit la lèvre, triomphante. *« Est-ce une confirmation suffisante pour votre enquête ? »*

*« C’est… plus qu’une confirmation. C’est une preuve accablante. Accablante de beauté. De… provocation calculée. »* Les mots semblaient lui brûler les doigts.

*« Calculée ? Je ne sais pas ce que vous voulez dire. C’est juste ce que je porte ce soir »,* mentit-elle allègrement.

*« Vous portez cela en ce moment même ? »*

*« À l’instant même où je vous écris. Rien d’autre qu’un peignoir ouvert et cette petite chose noire. »*