Un regard et une tension palpable

Un regard et une tension palpable

# Le Regard Qui Dévoile La fin de journée de samedi avait déposé sur le salon une lumière dorée et paresseuse. Thibault ouvrit la porte à Chloé, une odeur de café frais et de cire d’abeille l’accueillant. Elle se tenait sur le seuil, les c

Chapitre 1

La fin de journée de samedi avait déposé sur le salon une lumière dorée et paresseuse. Thibault ouvrit la porte à Chloé, une odeur de café frais et de cire d’abeille l’accueillant. Elle se tenait sur le seuil, les cheveux blonds tombant en mèches douces sur ses épaules, un sourire timide aux lèvres. Dans ses yeux bleus, il lut à la fois de la détermination et une nervosité qu’elle tentait de dissimuler.

« Entre », dit-il simplement, sa voix plus grave que d’habitude.

Elle glissa à l’intérieur, ses claquettes noires faisant un bruit discret sur le parquet. Le pantalon de lin beige, léger et fluide, épousait la finesse de ses hanches avec une indécence involontaire. À chaque mouvement, la forme pâle de son tanga en dentelle se devinait, fantôme blanc sous la toile. Son débardeur, simple et blanc, semblait trop fragile pour contenir ce qu’il cachait. Thibault détourna les yeux, sentant une tension familière se nouer dans sa mâchoire. Les tatouages sur ses avant-bras, habituellement si visibles, lui semblaient soudain comme des armures trop légères.

Ils commencèrent à préparer la salle pour l’anniversaire surprise de Élodie. Chloé déployait les guirlandes avec une efficacité sérieuse, ses doigts agiles nouant les fils avec précision. Thibault, lui, déplaçait les meubles, la puissance de ses épaules musclées visible sous son simple t-shirt. Le silence n’était pas vide ; il était chargé. Il la sentait, parfois, s’arrêter dans son geste, son regard se posant sur lui, sur les motifs d’encre qui serpent le long de son bras, sur sa barbe qui ombrageait son profil sévère. Puis, aussi vite, elle détournait les yeux, une touche de rose aux pommettes.

La tension montait, palpable comme l’air avant l’orage. Elle découpait des lettres pour une bannière, concentrée, quand sa voix brisa le calme trop lourd.

« Pourquoi tu es si distant avec moi, ces derniers temps ? »

La question tomba comme une pierre dans l’eau stagnante. Thibault cessa de suspendre une lanterne, ses doigts se crispant légèrement sur la cordelette. Il se tourna lentement pour la regarder. Elle avait posé ses ciseaux, ses yeux bleus maintenant fixés sur lui, sans détour. Il y avait de la vulnérabilité là, mais aussi une audace qu’il ne lui connaissait pas.

« Distant ? » répéta-t-il, choisissant ses mots avec le soin d’un joueur qui anticipe son coup. Il s’approcha, ses pas lents et mesurés résonnant dans le silence soudain. La lumière du couchant jouait dans ses cheveux blonds, accrochait le métal discret d’un piercing à son oreille qu’il n’avait jamais vraiment remarqué. « Et toi, Chloé… pourquoi est-ce que tu me regardes si souvent ? »

Elle ne recula pas. Un souffle lui échappa, léger. Ses lèvres s’entrouvrirent, mais aucun son n’en sortit. Elle le dévisageait, et dans ses yeux, il vit passer toute une gamme d’émotions : le jeu, l’aventure qu’elle cherchait peut-être, mais aussi une gravité inattendue. Son regard descendit, effleura les muscles tendus de son cou, la ligne de sa mâchoire, puis remonta pour se perdre dans ses yeux à lui.

« Peut-être, murmura-t-elle enfin, que je regarde quelque chose que je veux. »

Les mots, à peine chuchotés, électrisèrent l’air entre eux. Thibault sentit un frisson lui parcourir l’échine. Il était près d’elle maintenant, assez près pour sentir le parfum léger de sa peau, assez près pour voir les minuscules frissons qui faisaient trembler le tissu de son débardeur au rythme de son souffle précipité. Le tanga blanc, ce secret si mal caché, lui parut être le centre de l’univers. Son propre désir, habituellement si maîtrisé, si dominant, montait comme une marée, brute et exigeante.

Il leva une main, lentement, et du bout des doigts, il effleura la boucle d’argent à son oreille. Un contact délibéré, possessif déjà. Sa peau était douce, incroyablement douce.

« Et moi, dit-il, sa voix devenue un murmure rauque, peut-être que je suis distant… parce que quand je te regarde, je vois tout ce que je ne devrais pas vouloir. Et que je le veux quand même. »

Leurs regards restaient accrochés, un dialogue silencieux et brûlant où tout était soudain permis. La fête, Élodie, le monde extérieur s’étaient évaporés. Il n’y avait plus que cet espace entre eux, chargé de désirs non dits, de la promesse douce et terrible de ce qui allait peut-être se passer, une fois la dernière guirlande accrochée.


Chapitre 2

Le silence qui suivit ses mots était plus dense que tout ce qui les avait précédés. Le regard d’Thibault n’avait pas cillé, posé sur elle comme un défi, une frontière érigée d’une seule phrase. Chloé le soutint un instant, son visage se fermant, les éclats bleus de ses yeux devenant soudain durs et brillants comme du verre. Elle ne dit rien. Elle se détourna simplement, ramassa une guirlande argentée oubliée sur la table basse, et retourna à sa tâche.

« Tu as raison », finit-elle par lâcher, dos tourné, d’une voix neutre, polie. « C’est exactement ce qu’il faut se rappeler. »

Les préparatifs reprirent, mais sur un rythme différent, mécanique. Thibault déplaça un fauteuil lourd, les muscles de ses bras et de son dos se contractant sous le coton de son t-shirt. Il sentait le regard de Chloé comme une brûlure légère entre ses omoplates. Ce n’était plus le même regard. C’était un examen froid, presque clinique, et cela l’excitait d’une manière obscène et coupable. Elle observait la puissance de ses mouvements, la façon dont ses biceps se gonflaient quand il soulevait, la ligne de force qui courait de son cou à ses épaules. Il faisait exprès, parfois, de s’attarder, de tendre la corde d’une bannière un peu plus haut que nécessaire, pour déployer sa carrure.

Et lui, il ne pouvait s’empêcher. Chaque fois qu’elle se penchait pour ramasser un ballon ou ajuster une décoration, le lin beige de son pantalon se tendait, moulant la courbe parfaite, généreuse, de ses fesses. La vision du tanga blanc en dentelle se dessinait avec une précision de carte topographique. Une sangle fine disparaissait dans la raie, le tissu léger semblait à la fois tout cacher et tout révéler. Son désir, qu’il croyait avoir muselé, se réveillait en lui, lourd et tenace.

« Tu devrais vérifier les lumières dans le jardin », proposa-t-elle soudain, sans le regarder, occupée à gonfler un dernier ballon. « Il commence à faire nuit. Je crois que Élodie voulait des guirlandes partout dehors. »

Il acquiesça d’un grognement, soulagé par cette échappatoire. En passant près d’elle pour se diriger vers la baie vitrée, l’espace se réduisit à rien. Il sentit la chaleur de son corps, capta une bouffée de son parfum mêlée à une odeur plus discrète, saline, celle de l’effort et de la tension. Elle leva les yeux sur lui, et leurs regards se croisèrent de nouveau. Dans le sien, il n’y avait plus de timide provocation, mais une fatigue résignée, et sous cette fatigue, une braise intacte.

« Tu les vois, n’est-ce pas ? » murmura-t-elle, si bas qu’il crut l’avoir imaginée.

Il s’arrêta net. « Voir quoi ? »

Un sourire triste effleura ses lèvres. Ses yeux baissèrent, parcourant son torse, ses bras tatoués, avant de remonter vers son visage. « Exactement la même chose que moi. Les muscles. Les courbes. Les mensonges que notre corps nous raconte. »

Elle posa le ballon. « Va vérifier les lumières, Thibault. »

Il sortit dans l’air frais du soir, le cœur battant à grands coups sourds dans sa poitrine. La frontière était tracée. Mais il venait de réaliser, avec une clarté effrayante, qu’ils étaient désormais tous les deux du même côté de cette ligne, à la regarder fixement, sans pouvoir faire un pas de plus, mais sans pouvoir non plus s’en éloigner. La fête allait commencer, et ils devraient jouer leur rôle. Mais le vrai spectacle, brûlant et silencieux, se jouait déjà entre leurs quatre murs, dans l’espace chargé de regards qui se dévoraient.


Chapitre 3

La fête était finie. Le silence de la maison, après les rires et la musique, semblait aussi dense que l’eau d’un puits. Ils avaient marché le long du canapé, évité les confettis tombés au sol, sans un mot. Chloé se dirigea vers la cuisine, attrapa une assiette sale abandonnée sur le plan de travail et ouvrit le robinet.

Thibault resta planté dans l’encadrement de la porte, les bras croisés sur son torse. Il la regardait. L’eau ruisselait sur la porcelaine, et sous ses doigts qui frottaient avec une énergie soudaine, le rythme était hypnotique. Chaque mouvement de va-et-vient faisait osciller les hanches prises dans le lin beige. Le tissu, léger, suivait la rotation lente, implacable, du bassin. La courbe pleine de ses fesses se tendait, se relâchait, se tendait à nouveau, et à chaque fois, la forme pâle du tanga en dentelle se dessinait avec une clarté obscène.

Son propre souffle se bloqua dans sa gorge. La tension de toute la soirée, ce désir qu’il avait tenté de contenir derrière des sourires polis et des verres tenus trop fermement, remontait d’un coup, brutale.

« Putain, » dit-il, la voix rauque, presque involontaire. « Tu n’étais pas l’amie de Élodie… »

Le mouvement des épaules de Chloé se figea. L’eau continua de couler. Elle tourna lentement la tête, un sourire énigmatique aux lèvres, mais ses yeux étaient sombres, sérieux.

« Pourquoi tu dis ça ? »

Il s’approcha. Le parquet craqua sous ses pas. Il s’arrêta juste derrière elle, assez près pour sentir la chaleur qui émanait de son dos, pour voir les fines gouttelettes d’eau sur sa nuque.

« Parce que ton cul, » murmura-t-il, la bouche si près de son oreille qu’il sentit le frisson la parcourir, « ne fait que bouger. Depuis que tu es entrée ici. Il bouge quand tu marches, il bouge quand tu te penches, il bouge même quand tu laves une putain d’assiette. C’est une invitation permanente. L’amie de ma sœur, elle ne m’envoie pas ce genre d’invitation. »

Le sourire de Chloé s’élargit, mais il n’atteignit pas ses yeux. Elle éteignit l’eau. Le silence devint absolu. Elle se retourna enfin, s’essuyant les mains sur le tissu de son pantalon, un geste lent qui attira encore son regard sur la courbe de sa hanche.

« Et si c’était le cas ? » demanda-t-elle, sa voix un défi doux. « Si c’était une invitation ? Qu’est-ce que tu ferais, Thibault ? Tu l’as vue toute la soirée. Tu l’as regardée. Alors, qu’est-ce que tu ferais, maintenant que tout le monde est parti ? »

Elle ne recula pas. Elle se cambra légèrement, offrant la ligne de son corps, et le souvenir de ce tanga blanc, ce secret si mal gardé, devint une obsession brûlante dans l’esprit d’Thibault. Il leva une main, hésita un millième de seconde dans l’air chargé entre eux, puis la posa à plat sur la courbe de sa hanche. Le lin était chaud, presque vivant sous sa paume.

« Je commencerais par là, » dit-il, sa voix basse et sombre. Sa main glissa vers l’arrière, épousant la forme généreuse, appuyant avec une possession qui n’était plus une question. « Par toucher. Par voir si la réalité est aussi folle que ce que mon esprit a imaginé. »

Sous ses doigts, à travers le tissu, il sentit le léger relief des coutures de la dentelle. Il sentit le muscle se contracter sous son contact. Chloé ferma les yeux, un petit souffle lui échappant.

« Et ensuite ? » chuchota-t-elle.

Il se pencha, ses lèvres frôlant la peau de son cou, juste sous l’oreille. « Ensuite, je verrais si ce sourire tiendra toujours quand tu n’auras plus ce pantalon pour te cacher. »


Chapitre 4

La main d’Thibault s’immobilisa. Puis, lentement, il la retourna. Il la posa à plat sur la courbe offerte, les doigts bien écartés pour en épouser toute l’ampleur. À travers le lin fin, la chaleur était intense, presque vivante. Il appuya, creusant légèrement la paume.

« Putain, » répéta-t-il, le mot s’échappant comme un constat rauque et admiratif. Il se pencha encore, son torse maintenant plaqué contre son dos, sa bouche contre son oreille. « Ton cul… qui n’aurait pas envie de le toucher ? »

Il sentit un frisson la parcourir de la nuque aux reins. Sa respiration à elle s’accéléra, devenant un petit sifflement audible dans le silence de la cuisine. Elle ne répondit pas par des mots. Elle répondit par son corps.

D’abord ce fut imperceptible. Une légère contraction des muscles sous sa paume. Puis, avec une lenteur étudiée qui leur fit perdre le souffle à tous les deux, elle bougea ses hanches. Ce n’était pas un recul, ni une avancée. C’était une rotation sensuelle, une ondulation circulaire qui fit rouler la chair pleine de ses fesses sous sa main. Le mouvement faisait crisser doucement le lin, et dessinait avec une clarté obscène les deux globes séparés par la fine sangle du tanga.

« Tu vois ? » murmura-t-il, sa main suivant le mouvement, se faisant complice de cette danse silencieuse. « C’est exactement ça. Une invitation. Tu bouges comme si tu savais déjà ce que ma main veut faire. Comme si tu l’attendais depuis le début. »

Elle renversa la tête en arrière, l’arrière de son crâne venant reposer contre son épaule. Ses yeux étaient fermés, ses cils faisant une ombre tremblante sur ses joues.

« Et alors ? » souffla-t-elle, sa voix voilée par le désir. « Qu’est-ce qu’elle veut faire, ta main ? »

Il glissa ses doigts plus bas, jusqu’à ce qu’ils rencontrent le léger relief de l’ourlet du pantalon, juste au sommet de ses cuisses. Il les fit courir le long de cette frontière, insistant sur le point où le tissu se tendait au creux de son pli.

« Elle veut sentir la différence, » dit-il, sa voix basse et chargée d’une promesse sombre. « Entre le lin… et la dentelle. Entre ce que tout le monde peut voir… et ce qui est à moi maintenant que je l’ai touché. »

Ses doigts remontèrent alors avec une détermination brutale, serrant la chair à travers le tissu dans une prise ferme, presque possessive. Le mouvement circulaire de ses hanches s’amplifia, devenant moins contrôlé, plus primal.

« Chloé… » grogna-t-il contre sa peau.

« Oui ? »

« Tu arrêtes de bouger quand je te le dis ? »

Elle ouvrit les yeux, tournant juste assez la tête pour que leurs regards se croisent dans la pénombre. Dans ses yeux bleus, il n’y avait plus de jeu, plus de provocation calculée. Il n’y avait qu’une soumission brûlante et consentie.

« Essaye pour voir », chuchota-t-elle.

Il retira sa main d’un coup sec.

Le corps de Chloé se figea instantanément dans son mouvement inachevé. Un petit gémissement de frustration lui échappa avant qu’elle ne puisse le retenir. Elle resta appuyée contre le plan de travail, offerte et immobile, ne respirant plus que par petites saccades. L’attente était palpable, plus érotique que n’importe quel contact.

Thibault contempla cette silhouette tendue, ce dos arqué, ces hanches prêtes. La tension entre eux n’était plus un fil tendu, mais un bloc compact et brûlant.

« C’est bien », murmura-t-il enfin, approchant sa bouche à nouveau tout près de son oreille. « Tu apprends vite. Maintenant… recommence. »

Et avant même qu’il ait pu poser à nouveau sa main sur elle, ses hanches avaient déjà recommencé à bouger dans leur lent roulis hypnotique, invitant sa paume à revenir se perdre dans cette chaleur promise.


Chapitre 5

La main d’Thibault resta plaquée sur la courbe de sa hanche, brûlante à travers le lin. Le défi dans ses yeux bleus, cette braise de soumission, avait tout changé. L’air était électrique, chargé d’une vérité crue qui n’attendait plus qu’à être dite.

« Mais apparemment toi aussi tu as quelque chose de pas mal ? » murmura Chloé, son regard baissant délibérément vers l’entrejambe de son jean.

La tension s’épaissit. Un sourire lent, presque féroce, étira les lèvres d’Thibault.

« Aussi bien que ton cul, ça m’étonnerait », rétorqua-t-il, sa voix un grondement bas et sûr.

Il ne lui laissa pas le temps de répondre. Ses doigts, toujours posés sur sa hanche, glissèrent vers l’avant, trouvant la boucle du pantalon. Le clic du métal fut net dans le silence. Il saisit alors le tissu beige à deux mains, aux hanches, et commença à le faire descendre.

C’était lent. Extrêmement lent. Le lin glissait sur la peau de ses cuisses avec un froissement doux, révélant d’abord les hanches pâles, puis le haut des cuisses fermes. Chloé retenait son souffle, les yeux fixés sur son visage à lui, observant chaque micro-expression de désir qui y passait. Le pantalon tomba finalement en un tas silencieux autour de ses chevilles.

Elle se tenait là, contre le plan de travail de la cuisine, vêtue seulement de son tanga blanc en dentelle et de son fin débardeur blanc. La lumière tamisée sculptait chaque courbe, chaque ombre douce. La dentelle, minuscule, semblait un secret trop fragile pour contenir tant de promesse. Les bords ciselés mordaient délicatement dans la chair pleine de ses fesses, en soulignant la générosité avec une insolence parfaite.

Thibault recula d’un pas, juste pour la regarder. Son regard parcourut chaque centimètre découvert, des chevilles fines aux hanches arrondies, en s’attardant longuement sur ce qui était maintenant offert sans pudeur.

« Putain », souffla-t-il, le mot s’échappant comme une prière rauque. « Quel cul. »

Chloé frissonna sous l’intensité de son examen. Elle ne chercha pas à se cacher. Au contraire, elle cambra légèrement le dos, accentuant la courbe.

« Satisfait de ta vérification ? » demanda-t-elle, une pointe de défi retrouvée dans sa voix voilée.

« Pas encore », dit-il en se rapprochant à nouveau. Sa main revint se poser sur elle, mais cette fois sur la peau nue, juste au-dessus de la fine bande de dentelle. Sa paume était large, chaude, et légèrement rugueuse contre sa douceur. « La dentelle… je veux sentir la différence que j’ai promise. »

Il fit courir ses doigts le long du bord supérieur du tanga, suivant le sillon entre sa hanche et le début de son ventre plat. Puis ses doigts glissèrent vers l’arrière, s’enfonçant délibérément dans le creux où la dentelle disparaissait entre ses fesses. Il appuya doucement, sentant sous ses doigts à la fois la résistance du tissu et la chaleur humide qu’il cachait.

Un gémissement étouffé s’échappa des lèvres de Chloé. Elle se raidit, puis se détendit contre cette pression intrusive.

« Tu vois ? » murmura Thibault contre son oreille, tandis que ses doigts continuaient leur exploration lente et insistante à travers le tissu minuscule. « La différence est exactement là où je pensais. La soie est froide… mais ce qu’elle cache est déjà en feu. »

Sa main libre remonta sous son débardeur, trouvant la peau nue de son ventre. Elle était douce et chaude, palpitant légèrement sous sa caresse.

« Et toi ? » haleta Chloé, tournant la tête pour que leurs bouches ne soient plus qu’à un souffle l’une de l’autre. « Tu vas me montrer cette chose… pas mal ? Ou tu comptes juste me regarder toute la nuit ? »

Le rire qui lui échappa était sombre et chargé de promesses.

« Patiente », dit-il seulement, ses doigts sous le tissu appuyant un peu plus fort, traçant des cercles lents qui la firent trembler des genoux aux épaules. « On a tout le temps. Et je veux tout voir avant de toucher autre chose. »


Chapitre 6

Ses doigts, qui pressaient le fin tissu de dentelle contre sa chaleur, s’immobilisèrent. Son souffle rauque caressa son oreille.

« Tu veux tout voir, c’est ça ? » murmura Chloé, sa voix voilée d’un désir qui la faisait trembler. « Alors regarde. »

Elle prit ses mains à lui, celle qui était sous son débardeur et l’autre qui était à l’arrière, et les ramena lentement, fermement, sur le bas de son ventre, sur le coton blanc.

« Commence par là », ordonna-t-elle doucement, en un chuchotement qui n’admettait aucun refus.

Thibault sentit les muscles de son abdomen se contracter sous sa paume. Il obéit. Ses mains, larges et dominantes, se mirent à monter. Le tissu du débardeur se tendait, glissant sous ses paumes, épousant chaque relief qu’il découvrait : le creux du nombril, la courbe douce des côtes, la base de sa cage thoracique. La montée était interminable, une ascension tactile qui lui coupait le souffle. Chloé retenait le sien, les yeux fermés, la tête renversée en arrière contre son épaule à lui.

Puis ses pouces rencontrèrent le bord inférieur de son soutien-gorge, ou plutôt son absence. Il n’y avait que la peau, douce et chaude, et la courbe généreuse qui commençait à se deviner. Il ralentit encore, savourant l’approche, avant de refermer lentement ses mains sur elle.

Un son étranglé, mi-soupir mi-sanglottement, lui échappa.

« Et tes seins… », souffla Thibault, sa voix rauque de stupéfaction. Sa prise se fit plus ferme, plus possessive, épousant pleinement la chair lourde et douce qui comblait ses paumes. « Je n’avais jamais imaginé comment ils pouvaient être. »

Ce n’était pas seulement leur taille, bien que généreuse. C’était leur poids parfait dans ses mains, leur texture d’une douceur absolue sous le coton fin, leur réactivité à la moindre pression de ses doigts. Il les modela délicatement, les soupesant, sentant les pointes dures se dresser et imprimer leur forme distincte contre le tissu.

« Comment sont-ils ? » demanda-t-elle, les yeux toujours fermés, comme si elle redoutait la réponse.

« Parfaits », gronda-t-il, sans la moindre hésitation. Il baissa la tête, posant ses lèvres contre la courbe de son cou. « Lourds. Doux. À moi. »

Il commença à les masser avec une lenteur calculée, ses pouces dessinant des cercles de plus en plus larges autour de ses mamelons tendus. À travers le tissu, tout était suggéré, amplifié. Il pouvait sentir chaque frisson, chaque sursaut de son corps.

« Tu les as cachés… tout ce temps », dit-il, et il y avait de l’accusation dans son ton, mais surtout de la fascination brute.

« Pas cachés », corrigea-t-elle dans un murmure, se pressant davantage contre ses mains. « Juste… réservés. Pour quelqu’un qui saurait les prendre comme ça. »

Il émit un grognement sourd, un son de satisfaction animale. Ses mains quittèrent enfin le tissu, glissant dessous. La chaleur de sa peau nue fut un choc électrique. Il s’empara d’elle à nouveau, peau contre peau cette fois, et la sensation fut si intense qu’elle cria, un petit cri étouffé.

« Comme ça ? » demanda-t-il, sa voix empreinte d’une domination douce. Ses pouces frottaient maintenant directement les pointes durcies, d’abord avec douceur, puis avec une pression plus insistante.

« Oui… oh, oui, exactement comme ça », haleta-t-elle, les mains agrippées à ses avant-bras, ses ongles s’enfonçant dans l’encre de ses tatouages.

Il la tint ainsi, la modelant, la découvrant, pendant de longues minutes où le seul bruit était leur respiration mêlée. Il se pencha, capturant ses lèvres dans un baiser profond et possessif, tandis que ses mains ne cessaient leur œuvre, apprenant par le toucher chaque frémissement, chaque secret de ce corps qu’il s’appropriait. La tension ne retombait pas ; elle se concentrait, se distillait en une chaleur pure et palpitante entre ses paumes et sous ses doigts, une promesse qui ne demandait qu’à être tenue.


Chapitre 7

Les baisers s’interrompirent, leurs souffles mêlés et haletants. Chloé se retourna lentement dans ses bras, brisant le contact brûlant de ses mains sur sa peau. Elle faisait face à Thibault maintenant, ses yeux bleus écarquillés par un désir mêlé de défi. Ses lèvres, gonflées par leurs baisers, s’ouvrirent.

« Et moi, j’ai le droit de voir ? » demanda-t-elle, sa voix basse et rauque, chargée d’une curiosité vorace.

Sans attendre de réponse, ses mains glissèrent sur le coton de son t-shirt. Ses paumes parcoururent les reliefs durs de son torse, épousant les muscles saillants de ses pectoraux, les ondulations profondes de ses abdominaux. Chaque caresse était une exploration, une cartographie tactile de la puissance qu’elle avait seulement devinée. Un souffle lui échappa, mêlé d’un rire d’incrédulité.

« Putain… qu’est-ce que tu es baraqué », murmura-t-elle, presque pour elle-même, ses doigts se crispant légèrement sur le tissu.

Puis elle retira ses mains, comme si le contact devenait trop intense. Le geste était une invitation. Thibault ne la fit pas attendre. Il attrapa le bas de son t-shirt d’une main et l’arracha d’un mouvement vif et fluide, le faisant passer par-dessus sa tête. Le vêtement tomba au sol, négligé.

« C’est mieux comme ça », dit-il simplement, laissant son torse nu exposé à son regard.

La lumière tamisée jouait sur les reliefs de ses muscles, sur les tatouages qui enserraient ses épaules et ses bras comme des bandages d’encre. Chloé le dévora des yeux, puis ses mains revinrent à lui, cette fois sur sa peau nue. C’était son tour de découvrir, de s’approprier.

« Mon Dieu… », souffla-t-elle, ses mains parcourant la largeur de ses pectoraux, sentant les mamelons durcir sous ses pouces. Elle se pencha, pressant ses lèvres contre le muscle tendu de son torse, posant un baiser brûlant juste au-dessus de son cœur. « Toute cette force… Tu m’as caché tout ça aussi. »

Thibault émit un grognement sourd quand sa bouche descendit plus bas, traçant une ligne de baisers humides le long de la rigueur de ses abdominaux. Ses mains à lui se refermèrent dans ses cheveux, guidant sans forcer, savourant la sensation de sa bouche sur sa peau.

« Et toi, tu me caches encore quelque chose », gronda-t-il, ses doigts glissant de ses cheveux jusqu’à la taille de son pantalon de lin. Il défit le bouton d’une chiquenaude, la fermeture Éclair descendit avec un léger crissement.

Chloé releva la tête, son souffle court. « Plus maintenant », chuchota-t-elle, un défi dans le bleu de ses yeux.

Il fit glisser le pantalon le long de ses hanches, le laissant choir à ses pieds. Elle se tenait là, dans la lumière dorée du salon silencieux, vêtue seulement de son débardeur blanc soulevé et de ce petit tanga en dentelle pâle, devenu indécent. Son corps était une révélation parfaite, offerte.

« Alors montre-moi tout », ordonna-t-il, sa voix empreinte d’une domination douce mais inflexible. « Enlève-le. »

Ses doigts tremblèrent un instant sur le bord de son débardeur avant de le saisir et de le retirer lentement, libérant enfin la pleine courbe de ses seins. Il la contempla, le souffle coupé, le désir le consumant.

« Viens ici », dit-il enfin, l’attirant contre lui.

Le contact de sa peau nue contre la sienne fut une électrocution douce et brutale. Il sentit ses seins se comprimer contre son torse, leurs pointes dures creusant sa chair. Il l’embrassa à nouveau, profondément, tout en faisant glisser ses mains le long de son dos, ses doigts crochetant les fines bretelles du tanga.

« Et ça aussi », murmura-t-il contre sa bouche, en les faisant glisser lentement le long de ses bras. « Je veux tout. Maintenant. »


Chapitre 8

Les mains d’Thibault planaient au-dessus des fines bretelles de dentelle, prêtes à les faire glisser pour la dernière fois. Il hésita, son souffle chaud sur la peau de son cou. Puis un sourire presque cruel étira ses lèvres.

« Et puis non, garde-le encore un peu », murmura-t-il, sa voix rauque de désir.

Ses paumes abandonnèrent les bretelles pour remonter, lentes et possessives, sur la courbe parfaite de ses seins. Il les prit dans ses mains, les pesant, les modelant avec une adoration brute. Ses pouces, rudes, passèrent et repassèrent sur les pointes durcies, les frottant avec une précision calculée.

Chloé gémit, un son bas et rauque qui vibra contre son torse. Elle se cambra, offrant davantage, ses doigts s’agrippant à ses biceps tatoués.

« Tu aimes ça ? » demanda-t-il, accentuant la pression.
« Oui… », souffla-t-elle, les yeux fermés, perdue dans la sensation.

Puis, comme en réponse, ses mains à elle se réveillèrent. Elles glissèrent sur la peau tendue de son torse, ses ongles traçant de légères griffures sur les muscles saillants de ses pectoraux. Elle s’écarta juste assez pour baisser la tête, et sa bouche se posa sur son torse. Ses lèvres se refermèrent autour d’un de ses tétons, et sa langue vint le lécher, le taquiner avec une curiosité avide.

Thibault émit un grognement sourd, ses doigts s’enfonçant dans ses cheveux. La sensation était électrique, brutale et douce à la fois.

Elle releva la tête, son regard bleu noyé de désir et de défi. « Tu fais des choses comme ça, toi ? » lui lança-t-elle, sa voix teintée d’une curiosité vorace.

Il la regarda, les yeux sombres. « Des choses comme quoi ? »
« De lécher… de sucer », précisa-t-elle, ses doigts continuant à tracer des cercles sur sa peau.

Un éclair de dominance passa dans son regard. Il saisit sa nuque, doucement mais fermement, et l’attira vers lui pour un baiser profond, sauvage. Quand il se sépara, leurs souffles n’étaient plus qu’un seul halètement.

« Je fais tout ce qu’il faut pour te faire perdre la tête », gronda-t-il contre ses lèvres. « Mais on y vient. Lentement. »

Ses mains redescendirent, passant du satin de ses seins à la chaleur de ses hanches. Il s’agenouilla soudain devant elle, sa barbe effleurant la peau douce de son ventre. Ses doigts crochetèrent les côtés du minuscule tanga.

« Cette dentelle… » murmura-t-il, son haleine chaude traversant le tissu, faisant frissonner la peau qu’il effleurait. « Elle est trempée. »

Il n’attendit pas de réponse. Il posa sa bouche sur la fine bande de dentelle, à l’endroit exact où se cachait son intimé. La pression de ses lèvres, à travers le tissu humide, fut si directe, si intense, que Chloé cria, ses mains s’abattant sur ses épaules pour s’y accrocher. Elle se tenait debout, tremblante, offerte à la lente exploration de sa bouche à travers la soie, chaque mouvement de sa langue un message brûlant de ce qui allait suivre.


Chapitre 9

Le bruit du tissu qui cédait résonna dans le silence haletant de la cuisine. D’un geste vif et décidé, Thibault fit glisser les fines bretelles de dentelle le long de ses bras, et le soutien-gorge tomba, rejoignant le désordre de leurs vêtements sur le sol carrelé.

« Je veux voir tes seins », murmura-t-il, sa voix rauque, plus un ordre murmuré qu’une demande.

Elle se laissa faire, offrant la vue de sa poitrine libre enfin, pâle et ferme sous la lumière douce. Un frisson la parcourut, faisant durcir davantage les pointes d’un rose vif.

« Mon Dieu… », souffla Thibault, son regard sombre buvant le spectacle.

Il ne se contenta pas de regarder. Ses mains vinrent d’abord, les paumes chaudes se refermant sur la courbe parfaite, les pesant avec une adoration brute. Puis sa bouche descendit. Il posa d’abord un baiser doux, presque chaste, au creux de sa gorge. Puis un autre, plus bas. Son souffle chauffait sa peau avant que ses lèvres ne se referment sur un sein.

« Thibault… », gémit-elle, les doigts s’enfonçant dans ses cheveux pour l’y maintenir.

Il lécha la pointe durcie avec le plat large de sa langue, lentement, savourant la texture de chair sous sa langue. Puis il la prit dans sa bouche, aspirant doucement, tandis que ses doigts continuaient de masser et de pincer l’autre sein avec une précision qui la fit se cambrer.

« Tu aimes ça ? » demanda-t-il, sa voix étouffée par sa chair.

« Oui… Ne t’arrête pas. S’il te plaît. »

Il obéit, alternant entre les deux seins avec une avidité croissante. Sa bouche était chaude, humide, insatiable. Il suçait, léchait, mordillait avec une tendre brutalité qui faisait monter en elle une vague de plaisir si intense qu’elle en voyait des éclats derrière ses paupières closes. Chaque mouvement de sa langue sur le bout sensible était un éclair direct entre ses cuisses, où la chaleur et l’humidité s’amplifiaient, écrasantes.

« Ils sont si parfaits », grogna-t-il entre deux baisers voraces. « Si doux. Je pourrais passer des heures comme ça. »

« Fais-le alors », défia-t-elle, haletante, s’accrochant à ses épaules pour ne pas glisser le long du plan de travail.

Il releva la tête, son menton luisant de salive. Ses yeux noirs de désir rencontrèrent les siens, noyés de plaisir.

« Tu en redemandes, c’est ça ? » Sa main quitta son sein pour venir lui saisir le menton, doucement mais fermement. « Tu veux que je te donne encore plus de plaisir, juste avec ma bouche sur tes seins ? »

Elle hocha la tête, incapable de former un mot.

Un sourire de domination, cruel et exquis, étira ses lèvres. « Alors montre-moi à quel point tu aimes ça. Laisse-moi entendre. »

Il se pencha de nouveau, et cette fois, sa bouche se fit plus exigeante, plus technique. Il encercla l’aréole de la pointe de sa langue, traçant des cercles de plus en plus serrés avant de l’aspirer profondément. La sensation était si vive, si ciblée, que Chloé poussa un cri étouffé, son corps tressaillant tout entier.

« Comme ça… », murmura-t-il contre sa peau, passant à l’autre sein avec la même dévotion calculée. « Tu es toute trempée, je le sens. Cette petite culotte en dentelle doit être une ruine. »

Elle gémit en réponse, pressant son bassin contre lui dans un mouvement involontaire, cherchant une friction, n’importe quelle friction. Il retira un instant sa bouche, soufflant de l’air frais sur la peau mouillée et sensible, et elle gémit de frustration.

« Patience », chuchota-t-il, ses doigts lui pinçant doucement les pointes, un va-et-vient exquis entre picotement et apaisement. « Je suis loin d’en avoir fini avec toi. »