L'attente et le code de Camille
# Un après-midi programmé La lumière de l’après-midi filtrait à travers les volets clos de la chambre conjugale, dessinant des rais de poussière dans l’air immobile. Camille était allongée sur le dos, nue, les draps en désordre repoussés a
Chapitre 1
La lumière de l’après-midi filtrait à travers les volets clos de la chambre conjugale, dessinant des rais de poussière dans l’air immobile. Camille était allongée sur le dos, nue, les draps en désordre repoussés au pied du lit en bois sombre. L’attente lui contractait le ventre. Thibault était sorti plus tôt, un petit sourire en coin aux lèvres. Il lui avait simplement glissé : « Ils auront le code de la boîte. Sois prête. » Et il était parti.
Le premier cliquetis de la serrure lui fit monter le cœur à la gorge. La porte d’entrée s’ouvrit, puis se referma. Des pas lourds, confiants, traversèrent le salon, s’approchèrent du couloir. Sa chambre à coucher. *Leur* chambre. La poignée tourna sans un coup frappé.
Un homme grand, en complet-veston sombre mais débraillé, silhouette imposante, entra et referma la porte derrière lui. Il ne dit rien. Ses yeux bleus, froids et sérieux, la parcoururent des cheveux blonds éparpillés sur l’oreiller à ses pieds nus. Il sentait déjà. Une odeur âcre, musquée, de sueur masculine et de sexe non lavé, envahit l’espace clos. Il déboutonna lentement son pantalon.
« Allongée. Ne bouge pas, » ordonna-t-il d’une voix basse.
Il s’approcha du bord du lit. Quand il sortit son sexe, Camille retint son souffle. La verge était imposante, sombre, le gland recouvert d’un dépôt blanc et crème – du smegma – qui luisait faiblement dans la pénombre. L’odeur devint écrasante, un mélange puissant de prépuce, d’urine séchée et de sécrétions masculines fortes. Sans un mot, il plaça une main lourde sur son front, l’immobilisant, et guida son sexe vers ses lèvres.
« Ouvre. »
Elle obéit. La première poussée de cette chair chaude et odorante dans sa bouche fut un choc. Le goût était salé, rance, unique. Il ne faisait pas de mouvements de va-et-vient, il se contentait d’enfoncer, de remplir, en la maintenant fermement. De l’autre main, il se mit à se palper les testicules, puis, avec un grognement satisfait, il commença à uriner. Un jet chaud et puissant frappa le creux de sa gorge, la forçant à avaler par réflexe, l’inondant de cette saveur amère et brûlante. Des ruisseaux dorés coulèrent sur ses joues, son cou, trempèrent ses cheveux et l’oreiller.
Quand il eut fini, il se retira, luisant et dégoulinant. Il cracha sur son visage, un crachat épais qui se mêla au reste. « Tu gardes tout. Pour le suivant, » dit-il avant de reboutonner son pantalon, aussi calmement qu’il était entré, et de quitter la pièce. La porte se referma.
Camille resta là, haletant doucement, le visage et la bouche imprégnés de lui, de son odeur, de son goût, de ses fluides. L’excitation qui lui tordait le bas-ventre était violente, honteuse, addictive. Elle sentait l’humidité de son propre sexe sur ses cuisses. Elle avait envie de plus. Juste au moment où elle tournait la tête sur l’oreiller humide, un deuxième cliquetis de serrure retentit au loin.
Chapitre 2
Le poids de son corps massif écrasa soudain le matelas. Il ne s’était pas annoncé. Il était simplement entré, un bloc de muscles et d’ombre à l’odeur déjà distincte : cuir, sueur virile, et quelque chose de plus fauve. Ses yeux bleus, d’une clarté glaçante, la transpercèrent alors qu’elle tentait de se redresser.
« Non. Reste comme ça. »
Sa voix était un gravier bas, sans inflexion. D’une main, il la plaqua sur le ventre, la maintenant sur le dos. De l’autre, il défit sa ceinture et son pantalon. Le bruit du tissu froissé fut le seul dans la chambre. Quand il se tourna, présentant à sa vue son dos puissant puis ses fesses pâles et musclées, Camille retint son souffle. Il s’accroupit au-dessus de son visage, à quelques centimètres seulement.
« Regarde, » grommela-t-il.
Elle vit le muscle sombre et contracté de son anus. Puis, avec un grognement sourd, il urina. Un jet chaud et doré jaillit, frappant directement sa propre chair, ruisselant en cascade sur le sillon de ses fesses et sur ses testicules lourds. L’odeur âcre et saline s’amplifia, emplissant ses narines. Il frotta vigoureusement, nettoyant la zone de son anus avec son propre fluide, avant de se repositionner, dégoulinant.
« Maintenant, tu nettoies. Avec ta langue. »
La pression de sa main sur son front était de fer. Il descendit plus bas, plaquant son visage contre sa chair encore humide et chaude. L’odeur était violente, organique, le goût salé et amer envahit sa bouche alors qu’elle obéissait, sa langue traçant un chemin maladroit sur la peau rugueuse. Il grogna de satisfaction, un son qui vibra dans son torse.
« Bien. Plus profond. »
Quand il se releva et la retourna d’une seule poussée brutale, la panique la mordit un instant. Ses genoux écartèrent les siens, une main empoignant sa chevelure pour lui cambrer le dos. Elle sentit la pointe large et dure de son sexe, déjà ruisselante de pré-sperme, chercher l’entrée interdite de son cul.
Il n’y eut pas de préparation. Une poussée brutale, un déchirement aveuglant, et il était en elle, d’un seul coup, la remplissant d’une brûlure chaude. Un cri étouffé s’échappa de ses lèvres. Il se mit à aller et venir, chaque coup de reins un coup de masse qui la scellait au matelas.
« Ouvre ta bouche, salope. »
Elle le fit, les yeux pleins de larmes de douleur et d’excitation inavouable. Il cracha. Un crachat épais et chaud atterrit sur sa langue. Il accéléra son rythme, ses coups devenant plus sauvages, plus profonds.
« Tu l’aimes, ma bite dans ton cul ? Dis-le. »
Elle hoqueta, incapable de former un mot. La sensation était devenue une fusion de douleur aiguë et de plaisir coupable, son propre sexe ruisselant sur ses cuisses. Il rugit, sa main se refermant sur sa gorge.
« Je te l’ai demandé ! »
« Oui… » réussit-elle à souffler, la honte la submergeant plus encore que son corps.
Son grognement fut triomphant. Alors qu’il approchait de son paroxysme, qu’elle le sentait gonfler et palpiter en elle, il se pencha en avant. Dans le même temps, une pulsion ultime le secoua, et elle sentit son sexe exploser de chaleur au plus profond de ses entrailles, sa semence brûlante se mêlant à la violence de la pénétration.
Il se retira lentement, laissant un vide douloureux et humide. Elle tremblait de tout son être, allongée dans le fouillis des draps, le visage et le corps couverts du mélange gluant de son sperme et de son urine. L’odeur était maintenant la sienne.
L’homme massif se rhabilla, sans un regard pour elle. À la porte, il se retourna une dernière fois, ses yeux bleus perçants la balayant, souillée et tremblante.
« Thibault a bon goût, » dit-il simplement avant de disparaître.
Le silence retomba, plus lourd que tout. Camille leva une main tremblante vers son visage, touchant le liquide tiède et collant. Son corps entier vibrait d’une excitation honteuse et terriblement vive, un besoin obscur qu’elle n’osait même pas nommer. Elle attendait, maintenant, la suite. Elle la désirait.
Chapitre 3
Les pas du troisième homme étaient différents. Légers, presque feutrés. Ils s’arrêtèrent un instant derrière la porte, comme pour écouter sa respiration haletante. Puis la porte s’ouvrit.
Il n’était pas grand, mais il était net. Vêtu d’un simple t-shirt noir et d’un jean, il paraissait presque ordinaire. Sauf son regard. Des yeux noirs, brillants d’une intelligence acérée, qui la parcoururent de la tête aux pieds, prenant acte de l’état dans lequel les deux précédents l’avaient laissée.
« Quelle belle peinture », murmura-t-il, sa voix douce et posée contrastant violemment avec la scène. Il s’approcha, évitant soigneusement les flaques sur le parquet. Il s’arrêta au bord du lit et tendit une main. « Touche. »
Confuse, elle obéit, levant une main tremblante. Il la guida vers son propre visage, pressant ses doigts contre sa joue, puis contre ses lèvres souillées. « Sens. Sens ce qu’ils t’ont fait. C’est à toi, maintenant. »
Il s’assit sur le bord du matelas, son poids creusant le lit près de sa hanche. Il déboutonna son jean avec une lenteur calculée. Quand il le baissa, son sexe apparut. Une érection imposante et nette, la peau tirée sur le gland large et violacé. Il la regardait fixement.
« Tu veux ça ? » demanda-t-il, d’un ton presque clinique.
Elle hocha la tête, incapable de parler, la gorge serrée par un désir qui l’humiliait.
« Dis-le. »
« Oui, » souffla-t-elle.
« Oui quoi ? »
« Oui… je le veux. »
Un sourire mince effleura ses lèvres. « Bien. Parce que tu vas le mériter. "
Il se positionna entre ses cuisses écartées, guidant la tête de son sexe contre son entrée, encore sensible et brûlante. Il ne la pénétra pas tout de suite. Il se contenta d’appuyer, de faire pression, son regard noir vissé au sien.
« Regarde-moi. Tu ne détourneras pas les yeux. C’est moi que tu reçois maintenant. Moi seul. »
Et il entra.
La pénétration fut lente, implacable, remplissant l’espace étroit et brûlant d’une présence dense et chaude. Un gémissement rauque lui échappa. Il s’immobilisa, enfoui en elle jusqu’à la garde.
« C’est là. Tu le sens ? Tout au fond ? » chuchota-t-il.
« Oui… »
« C’est à moi. Cette chaleur, cette étroitesse… c’est pour moi maintenant. » Il commença à bouger, des va-et-vient courts et précis qui frottaient un point en elle qui fit jaillir des étincelles derrière ses paupières. Son rythme s’accéléra, devenant plus profond, plus possessif. Une main remonta saisir sa gorge, non pour étrangler, mais pour affirmer son emprise, son pouce pressant contre son pouls affolé.
« Tu es à moi, ici. Dans ce lit. Sur cette tache. Tu es ma chose souillée et je te prends. Dis-le. »
Les mots lui vinrent, portés par une vague de plaisir coupable et total. « Je suis ta chose… »
« Dis mon nom. Je m’appelle Liam. Dis-le. »
« Liam… » gémit-elle, le nom étranger résonnant dans la chambre comme une ultime capitulation.
Ce fut ce qui le fit basculer. Un grognement sourd sortit de sa poitrine. Son rythme devint sauvage, brutal, chaque poussée la clouant au matelas, la faisant remonter vers le haut du lit. La pression en elle montait, montait, un tourbillon de sensations où la douleur, la honte et l’extase se mêlaient inextricablement.
« Je vais… je vais… » haleta-t-il, ses traits se tendant.
« Fais-le, » supplia-t-elle, les doigts agrippés aux draps. « S’il te plaît… »
Son orgasme la frappa en premier, un éclair blanc et silencieux qui lui arracha un cri étouffé, son corps se cambrant violemment sous le sien, se refermant sur lui par vagues spasmodiques. Ce fut le déclencheur. Liam rugit, son propre corps secoué de soubresauts, et elle sentit la pulsation chaude et puissante de sa semence jaillir au plus profond d’elle, inondant ses entrailles, marquant sa conquête.
Longtemps, il resta sur elle, alourdi par la jouissance, leur souffle haletant se mêlant dans l’air épais. Puis, lentement, il se retira. Le flot de son sperme, mêlé aux résidus des autres, coula sur ses cuisses.
Il se rhabilla avec la même précision calme. Avant de partir, il revint près du lit, pencha son visage près du sien.
« Thibault va être content de sa petite épouse », murmura-t-il, essuyant une larme de sueur sur sa tempe avec son pouce. « Tellement accueillante. »
Puis il partit, la laissant brisée, remplie, et étrangement, plus sienne que jamais.
Chapitre 4
Le silence qui suivit le départ de Liam fut lourd et chaud, peuplé par le bourdonnement de son propre sang dans ses oreilles. Camille restait allongée, les cuisses tremblantes, le corps marqué et rempli. La sensation de son sexe, de l’intérieur, était une présence sourde et liquide qu’elle ne voulait pas perdre. Elle ferma les yeux, respirant l’odeur écrasante de la pièce : sperme, urine, sueur masculine et son propre sexe trempé.
La quatrième serrure tourna.
Celui-ci entra en courant. Une bouffée d’air frais et de nuit le précédait, comme s’il venait de l’extérieur. Il était jeune, vigoureux, vêtu seulement d’un jean déchiré aux genoux, le torse nu et luisant de sueur. Ses cheveux étaient en bataille, ses yeux d’un vert vif brillaient d’une excitation pure et animale.
« Putain, l’odeur ! » s’exclama-t-il d’une voix rauque, en s’arrêtant net au milieu de la chambre, les narines frémissantes. Il fixa le lit, son regard dévorant l’étendue de son corps souillé. « Ils t’ont bien arrangée, la belle. »
Il ne se posa pas de questions. D’un bond, il fut sur le lit, à genoux entre ses jambes qu’il écarta davantage d’une main rude. Il plongea son visage contre son sexe, sans préambule, et renifla bruyamment, profondément.
« Tu sens tous leurs jus mélangés au tien. C’est dégueulasse. C’est excitant comme pas possible. »
Sa langue fut sur elle d’un coup, large, plate, et incroyablement habile. Il ne léchait pas, il fouillait. Il ouvrait ses lèvres gonflées avec ses doigts pour mieux plonger sa langue à l’intérieur, pour goûter, pour mélanger les fluides étrangers avec les siens. Camille se cambra, un gémissement rauque lui échappant.
« Tu aimes ça, hein ? Tu aimes que je nettoie la bite des autres dans ta chatte ? » grogna-t-il contre sa chair, sa voix vibrante contre son clitoris.
« Oui… » haleta-t-elle, les mains s’agrippant à ses cheveux.
Il la pénétra alors avec deux doigts, brutalement, en même temps que sa langue reprenait son travail acharné sur son petit bouton. Le rythme était sauvage, désordonné, et terriblement efficace. La pression montait en elle, une vague énorme qui aspirait toute pensée, ne laissant place qu’à cette bouche vorace et ces doigts qui la remplissaient. Elle sentit son orgasme approcher, monstrueux, inévitable.
« Attends ! Pas encore ! » ordonna-t-il soudain en se retirant complètement, la laissant pantelante au bord du précipice.
Il se mit debout sur le lit, dominant son corps offert. D’une main rapide, il ouvrit son jean, libérant une érection épaisse et arquée, le gland violacé luisant de pré-sperme. Il cracha dans sa paume, enduisit sa queue à grands coups rudes.
« Tu vas venir quand je serai dedans. Pas avant. Tu me comprends ? »
Elle ne put que hocher la tête, les yeux noyés de désir. Il s’agenouilla de nouveau, mais cette fois, il guida la tête de son sexe contre son anus, encore sensible et douloureux de la visite précédente.
« C’est par là. Ils t’ont déjà ouverte, la salope. Vas-y, pousse. »
Elle obéit, serrant les dents, et sentit la pointe large forcer l’entrée étroite, brûlante. Il entra d’une poussée lente et inexorable, la remplissant d’une épaisseur brûlante qui lui coupa le souffle. Quand il fut entièrement logé en elle, il s’immobilisa, une main sur son ventre, l’autre lui pinçant un téton.
« Sens-moi. Je suis beaucoup plus gros que l’autre. Tu le sens ? »
« Oui… » gémit-elle, submergée par la sensation d’être possédée, percée, complètement remplie.
« Maintenant, ta chatte. Donne-la moi aussi. »
Confuse, elle le regarda. Il saisit sa main et la guida entre ses propres cuisses. « Touche-toi. Fais-toi jouir pendant que je te baise le cul. »
La honte fut un dernier sursaut avant de se dissoudre dans le besoin absolu. Elle obéit, pressant ses doigts sur son clitoris gonflé, retrouvant le rythme fou que sa bouche avait imprimé. Il commença à bouger en elle, des coups de reins courts et profonds qui la faisaient remonter sur le lit. La double stimulation fut trop. L’orgasme l’explosa, un éclair blanc et silencieux qui lui arracha un cri déchirant, son corps secoué de spasmes violents qui se répercutaient sur le sexe enfoui dans son cul.
Son propre cri sembla le libérer. Il rugit, abandonnant toute retenue, et se mit à la pilonner sauvagement, chaque impact faisant claquer leur chair. « Oui, c’est ça, serre-moi, salope, serre ce bon gros cul ! »
Camille n’était plus qu’une vague de sensations, un réceptacle à sa violence. Elle sentit son sexe gonfler, palpiter, puis la première pulsation chaude et puissante l’inonder profondément. Il jouit longuement, en grognant, en la maintenant écrasée sous son poids, son sperme chaud remplissant les dernières parois disponibles.
Épuisé, il s’effondra sur elle, puis se retira lentement. Le flot de sa semence coula sur ses fesses, se mêlant au chaos existant. Il resta un moment allongé à côté d’elle, respirant bruyamment.
« Putain, Thibault », murmura-t-il enfin avec un rire essoufflé. « Il sait choisir ses cadeaux. »
Il se leva, reboutonna son jean, et sortit sans un regard en arrière.
Camille resta immobile, le corps brisé et rayonnant, chaque centimètre de sa peau conscient du don qu’elle venait de faire, et de la terrible, merveilleuse soif qui persistait. L’après-midi n’était pas fini. L’attente reprit, plus aiguë que jamais.
Chapitre 5
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Le sixième homme entra sans un bruit. Il était là, au pied du lit, avant même qu’elle réalise que la porte s’était ouverte. Grand et maigre, une silhouette d’ombre dans la lumière déclinante. Ses yeux noirs la fixaient, brillants d’une intensité qui glaça son sang avant de l’embraser.
Il ne dit rien. Il déboutonna son vieux pantalon de toile, le faisant tomber à ses pieds. L’odeur le précéda, puis l’enveloppa. Une puanteur âcre et complexe : du sexe masculin non lavé, de la pisse séchée, une fermentation organique et rance. Camille retint son souffle, mais ses narines s’étaient déjà remplies.
Son sexe était long et pâle, dressé vers son ventre. Le gland, violacé et luisant, était maculé. Des dépôts blancs et crémeux de smegma s’accrochaient au sillon, mélangés à un pré-sperme gluant qui perlat à la pointe. L’odeur de prépuce et de crasse était écrasante.
Il s’approcha du lit, ses doigts osseux se refermant sur sa mâchoire. « Ouvre, » ordonna-t-il d’une voix sèche comme du papier.
Elle obéit, les lèvres tremblantes. Il ne la pénétra pas. Il appuya le bout chaud et collant de son gland contre ses lèvres fermées, puis commença à frotter. Un mouvement lent, circulaire, écrasant les dépôts blancs et odorants sur sa peau, traçant des lignes gluantes sur son menton, ses joues, jusqu’à son nez. La puanteur devenait un masque.
« Tu sens ça ? » murmura-t-il, son haleine fétide lui caressant le visage. « Ça sent les bites qui viennent de te baiser. Ça sent ce que tu es devenue. »
Elle gémissait faiblement, les yeux pleins de larmes qui ne coulaient pas, son excitation une vague brûlante dans son ventre. Il recula, admirant son travail. Son visage était souillé de blanc et de luisant.
« Maintenant, retourne-toi, » dit-il.
La peur lui noua la gorge, mais son corps obéit, se retournant sur le ventre dans le chaos humide des draps. Il plaqua une main entre ses omoplates, l’écrasant contre le matelas.
« Lève les fesses. Haut. »
Elle cambra le dos, présentant son postérieur offert, encore douloureux et lourd des précédentes visites. Il cracha sur ses doigts, puis sur son anus, un crachat chaud et méprisant. Elle sentit le bout de ses doigts froids écarter ses chairs endolories.
« Tu vas lécher, » annonça-t-il. « Tu vas nettoyer. Et tu vas aimer l’odeur de mon cul. »
Il s’accroupit au-dessus de sa tête, ses genoux encadrant son visage. Puis il descendit. L’ombre de son corps masqua la lumière, et l’odeur changea, devenant plus musquée, plus animale. Elle vit la peau sombre et ridée de son anus se présenter à quelques centimètres de ses lèvres.
« Vas-y. Ou je te défonce la gorge jusqu’à ce que tu vomisses. »
La pression sur sa nuque était implacable. Elle tendit la langue, un petit geste honteux. Le premier contact fut un choc : une saleté saline, une amertume profonde, la marque indélébile d’un corps d’homme. Elle gémit, la nausée se mêlant à un désir coupable qui faisait trembler ses cuisses.
« Plus loin, salope. Enfonce ta langue. »
Elle obéit, fermant les yeux, plongeant dans l’intimité puante et interdite. Il grogna de satisfaction, une vibration sourde qui passait à travers sa chair. « Oui… comme ça… tu es bonne à ça. Une vraie chienne à lécher le cul. »
Elle le nettoya avec une diligence obscène, goûtant chaque recoin, chaque pli, jusqu’à ce qu’il soit lisse sous sa langue. Il se redressa alors, et elle le vit se retourner, son sexe luisant et puant pointé vers elle comme une arme.
« À genoux. Face à moi. »
Elle se mit à genoux au bord du lit. Il avança, saisissant ses cheveux d’une main, guidant son sexe de l’autre. « Cette fois, tu la prends toute. Et tu avales. Tout ce qui sort. »
Il entra d’un coup, loin dans sa gorge. Le goût, cette fois, était une explosion : le smegma, le pré-sperme, l’urine rance, tout se mélangeait en une sauce âcre qui l’étouffait. Il ne bougeait pas, il se contentait d’être là, profond, écrasant son palais, bloquant sa respiration.
« Serre. Serre avec ta gorge. »
Elle contracta ses muscles, et il poussa un grognement animal. « Oui… c’est ça… »
Alors il commença à bouger. Des coups de reins courts et violents qui martelaient son visage contre son bas-ventre. Elle suffoquait, les yeux révulsés, les mains agrippées à ses cuisses poilues. L’odeur l’enveloppait, la pénétrant aussi profondément que son sexe.
« Je vais venir, » gronda-t-il, son rythme devenant frénétique, chaotique. « Je vais te remplir la bouche. Et tu vas tout prendre. Tu vas tout garder pour Thibault. »
Elle sentit son sexe gonfler, palpiter dans sa gorge. Puis le premier jet, chaud, épais et amer, jaillit au fond de sa bouche, suivi d’un second, d’un troisième. Elle avala par réflexe, le goût de son sperme rance se mêlant à tout le reste, inondant son estomac.
Il se retira lentement, laissant son sexe ruisseler sur son menton. Épuisé, il recula d’un pas, la regardant s’effondrer sur le lit, haletante, le visage et la bouche imprégnés de lui.
« Dis-lui que le sixième était le meilleur, » murmura-t-il avant de ramasser son pantalon et de disparaître.
Camille resta là, le corps vidé et pourtant étrangement plein, le goût de l’homme encore sur sa langue comme une signature définitive. Dans le silence qui revint, elle entendit son propre cœur battre, et le murmure d’une seule pensée : *Encore*.
Chapitre 6
La porte s’ouvrit à nouveau, sans précipitation. Un homme large d’épaules, vêtu d’un simple jean usé et d’un t-shirt gris, se tenait sur le seuil. Il sentait la bière et la sueur fraîche, une odeur commune qui contrastait avec les parfums complexes et chargés des précédents. Ses yeux, gris et attentifs, la détaillèrent, couchée dans le fouillis humide et odorant des draps.
« Debout, » dit-il d’une voix neutre. « Mets-toi à quatre pattes au pied du lit. »
Camille obéit, ses muscles endoloris protestant tandis qu’elle se hissait et prenait la position demandée, les fesses offertes, le visage tourné vers le matelas. L’homme s’approcha, son ombre l’enveloppant. Elle entendit le cliquetis de sa ceinture, le froissement du jean qu’il laissa tomber.
« Tourne la tête. Renifle. »
Elle se tourna à peine, ses yeux rencontrant son sexe à hauteur de son visage. Il était de taille moyenne, droit, déjà dur. Elle inspira, cherchant cette puanteur enivrante, cette signature organique qui l’avait mise en transe.
L’odeur était là, mais légère. Une simple odeur masculine de propreté récente, mêlée d’un peu de transpiration. Rien de cette fermentation rance, de ce smegma puissant qui lui tordait le ventre de désir. Une déception aiguë, presque douloureuse, la traversa.
« C’est… c’est tout ? » murmura-t-elle malgré elle, la voix rauque.
L’homme ricana. « Déçue, la chienne ? Tu voulais sentir la crasse des autres ? » Il posa une main lourde sur sa nuque. « Alors nettoie. Fais-en plus. »
Elle tendit la langue, léchant la longueur de son sexe avec une ardeur presque désespérée, comme pour y imprimer un goût plus fort. Elle suça le gland, engloutit sa queue, cherchant en vain cette amertume addictive. Il était simplement salé, propre.
« Assez, » ordonna-t-il, la repoussant doucement. « Ce n’est pas comme ça que tu l’auras. »
Il se positionna derrière elle, un genou sur le lit. Une main large s’empara de sa hanche, l’autre guida son sexe. Il entra dans sa chatte d’une poussée unique, sans précaution, la remplissant d’un coup. Camille gémit, plus de surprise que de plaisir brut. Le mouvement était mécanique, puissant.
Puis il se pencha sur son dos, sa bouche près de son oreille. « Maintenant, tu vas sentir quelque chose. »
Il ralentit à peine ses coups de reins, et elle sentit un changement à l’intérieur d’elle. Une chaleur différente, liquide, qui commença à jaillir, à inonder ses parois internes. Ce n’était pas du pré-sperme. C’était un jet chaud, pressant, continu.
« Il pisse en toi, » réalisa-t-elle, le souffle coupé.
« Oui, » grogna-t-il, son rythme devenant plus profond pour mieux la remplir. « Je te remplis. Tu es un urinoir à chienne. Sens ça. »
Le liquide brûlant coulait en elle, débordait le long de ses cuisses, formant une flaque chaude sous son ventre. L’humiliation était totale, écrasante. Et pourtant, un feu se rallumait dans son bas-ventre, plus violent que jamais. Elle se mit à pousser contre lui, à rechercher sa propre jouissance dans ce bain interdit.
« C’est ça… vas-y… », haleta-t-il, sentant son corps répondre.
Son propre orgasme la frappa alors, un spasme électrique qui la traversa de part en part, la faisant crier dans le matelas tandis que sa chatte se contractait follement autour de lui, autour du flot chaud.
Cela le fit basculer. « Putain… tu vas tout prendre… » Sa voix se brisa. Ses coups de reins devinrent saccadés, désordonnés. Le jet de pisse cessa, remplacé par quelque chose de plus épais, de plus chaud encore. Il éjacula en elle, par vagues puissantes, son sperme se mêlant à l’urine dans un mélange brûlant et indécent.
Il resta enfoncé un long moment, pantelant, avant de se retirer lentement. Un mélange trouble et tiède coula immédiatement de Camille, gouttant sur le sol.
« Maintenant, » dit-il en se reculant, son sexe luisant et souillé de leurs fluides mêlés. « Nettoie-moi. Finis le travail. »
Épuisée, tremblante encore de son orgasme, elle se retourna et rampa vers lui. Elle prit son sexe ramolli dans sa bouche, sans hésitation cette fois. Le goût était enfin là : un mélange complexe, salé, amer, musqué, imprégné de son propre plaisir et de ses propres sécrétions à lui. C’était puissant, écœurant et enivrant.
Elle le nettoya avec une dévotion totale, léchant chaque goutte, chaque trace, fermant les yeux pour mieux savourer. L’odeur qui montait maintenant était exactement celle qu’elle désirait : un homme souillé, utilisé, marqué par elle.
Quand il fut propre, il la regarda, un sourcil levé. « Alors ? »
Camille leva vers lui un regard noyé. Une lueur nouvelle y brillait. « C’est mieux, » murmura-t-elle, sa voix étrangement paisible. « Ton odeur. Ton goût. Maintenant, ils sont à moi. »
Un sourire fugitif traversa le visage de l’homme. Il se rhabilla sans un mot et sortit. Camille s’affala sur le côté, une main sur son ventre encore chaud, l’autre portée à ses lèvres où son goût à lui persistait, enfin satisfaisant. Elle sourit dans la pénombre.