Un défi murmuré dans l'après-midi
# Après-Midi de Séduction à l'Hôtel L’air conditionné de la suite d’hôtel fredonnait doucement, mêlant son souffle à la lumière dorée du soleil de fin d’après-midi qui filtrait à travers les rideaux de tulle. Camille était assise au bord d
Chapitre 1
L’air conditionné de la suite d’hôtel fredonnait doucement, mêlant son souffle à la lumière dorée du soleil de fin d’après-midi qui filtrait à travers les rideaux de tulle. Camille était assise au bord du grand lit king-size, les jambes repliées sous elle, observant Nicolas qui rangeait méthodiquement leurs vêtements dans l’armoire. Sa silhouette longue et mince se découpait avec une précision élégante contre le bois laqué, ses mains aux mouvements précis et sérieux.
**“Tu te souviens du week-end dernier ?”** lança-t-elle d’une voix douce mais déterminée, brisant le silence.
Nicolas tourna la tête, ses yeux bruns croisant les siens. Un demi-sourire joueur apparut sur ses lèvres rasées. **“Le fameux dîner chez les Martin ? Avec le service catastrophique ?”**
**“Non, idiot,”** rétorqua-t-elle avec un petit rire, faisant voler ses cheveux bruns courts en secouant la tête. **“Avant. Chez nous.”** Elle laissa le silence s’installer, suffisamment lourd de sous-entendu. Elle vit son regard s’assombrir d’une compréhension immédiate, et une étincelle d’intérêt s’y alluma.
Il s’approcha du lit, sa présence haute et mince dominant le matelas. Il s’assit près d’elle, ses mains se posant à plat sur le couvre-lit en satin froissé. **“Léo,”** dit-il simplement, le nom tombant dans la chambre comme un défi.
**“Oui,”** murmura Camille, déplaçant délibérément sa main pour poser ses doigts sur son avant-bras. Elle sentit les muscles tendus sous sa paume. **“C’était… excitant. Différent.”** Elle laissa son autre main remonter le long de sa propre cuisse, le tissu léger de sa robe glissant avec. Elle savait qu’il regardait, captivé par la simple sensualité du geste. Sa poitrine, généreuse sous le jersey, se soulevait légèrement avec sa respiration intentionnellement ralentie.
**“Tu veux… recommencer ?”** demanda Nicolas, sa voix un peu rauque. Il ne buvait jamais d’alcool, mais cette tension particulière avait le même pouvoir d’ébriété.
**“Pas exactement la même chose,”** expliqua Camille, se penchant vers lui. Son parfum léger, un mélange de vanille et de quelque chose de plus sauvage, l’enveloppa. **“Je veux… explorer. Avec toi. Juste nous, pour commencer.”** Sa main quitta son bras pour se poser sur sa joue rasée, la peau lisse et chaude sous ses doigts. **“Je veux qu’on joue.”**
Elle glissa de son siège pour s’agenouiller entre ses jambes écartées, le plaçant dans une position où elle le dominait physiquement. Levant les yeux vers son visage, elle vit la concentration sérieuse céder la place à une curiosité ardente, aventureuse.
**“Qu’as-tu en tête, petite aventurière ?”** demanda-t-il, sa voix maintenant un murmure grave.
Camille sourit, un sourire qui ne promettait rien de sage. Ses doigts commencèrent à défaire les boutons de sa chemise, exposant peu à peu la peau de sa poitrine plate et musclée. **“Pour commencer,”** dit-elle, les mots chargés d’une promesse, **“je veux te regarder. Et je veux que tu me regardes. Rien de plus. Pendant très, très longtemps.”** Le voyeurisme et l’exhibitionnisme, posés comme une première étape d’un jeu dont seul le premier chapitre était écrit.
Ses doigts s’attardèrent sur le dernier bouton, frôlant sa peau sans aller plus loin. La tension dans la pièce était presque palpable, électrique, un prélude silencieux à tout ce qui pourrait suivre.
Chapitre 2
Un sourire lent étira les lèvres de Nicolas. Il acquiesça d’un bref mouvement de tête, captif du plan qu’elle esquissait dans l’air conditionné de la chambre.
**“D’accord,”** murmura-t-il, sa voix plus grave qu’à l’accoutumée. **“Montre-moi.”**
Camille se leva du lit, ses pieds nus s’enfonçant dans l’épaisse moquette. Elle fit quelques pas pour se placer au centre de la pièce, dans le rectangle de lumière dorée projeté par la fenêtre. Puis, elle tourna lentement son regard vers lui. Elle commença par elle-même. Ses doigts remontèrent le long de ses hanches, s’attardant sur la ceinture nouée de sa robe en jersey. Le nœud se défit sans effort, un léger sifflement de tissu glissant. Elle laissa les bains de l’étoffe tomber sur ses épaules, puis glissa les sangles le long de ses bras. La robe descendit en une cascade douce jusqu’à ses pieds, la laissant debout en petite culette en dentelle noire et soutien-gorge assorti. Elle ne chercha pas à cacher son corps ; au contraire, elle cambra légèrement le dos, laissant la lumière caresser les courbes généreuses de sa poitrine captive de la dentelle, la ligne douce de son ventre.
Puis ce fut à son tour. Elle s’approcha de lui, toujours assis au bord du lit. Sans un mot, elle commença à défaire les boutons restants de sa chemise. Chaque libération de bouton était un rituel, ses ongles effleurant sa peau à chaque fois. Lorsque la chemise fut ouverte, elle l’aida à la retirer de ses épaules. Elle défit ensuite sa ceinture, la boucle cliquetant doucement, puis la braguette de son pantalon. Il se leva pour lui permettre de faire glisser le tissu le long de ses jambes longues et fines, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un caleçon en coton simple.
Ils se tenaient face à face maintenant, presque nus sous la lumière déclinante. L’air était chargé d’un silence électrique, rompu seulement par leur respiration synchronisée. Nicolas avait les yeux rivés sur elle, son regard sombre et intense parcourant chaque centimètre de peau exposée.
C’est alors qu’Camille se rapprocha, jusqu’à ce que ses lèvres soient à un souffle de son oreille. Son parfum vanillé et sauvage l’enveloppa.
**“Maintenant,”** chuchota-t-elle, son souffle chaud contre sa peau, **“je veux que tu t’assoies là. Et que tu me regardes.”**
Elle recula d’un pas et indiqua un fauteuil profond près de la fenêtre. Obéissant, Nicolas s’y installa, sa silhouette mince paraissant à la fois dominante et vulnérable dans cette position d’observateur désigné.
Camille retourna au centre de la lumière. Lentement, elle détacha son soutien-gorge, le laissant tomber sur le sol avec un froissement soyeux. Ses seins furent libérés, leurs pointes déjà durcies par l’air frais et l’intensité du moment. Ses mains remontèrent alors le long de ses flancs pour se poser sur ses courbes, les caressant avec une lenteur étudiée.
**“Et pendant que tu me regardes,”** continua-t-elle dans un murmure audible à travers la pièce silencieuse, ses yeux fermés à moitié, **“je vais me toucher. Je vais imaginer… Léo.”** Le nom résonna comme une confession brûlante.
Ses doigts descendirent alors le long de son ventre, frôlant le bord supérieur de sa culette en dentelle noire avant de glisser en-dessous. Un léger soupir s’échappa de ses lèvres lorsque ses doigts trouvèrent leur but sous le tissu léger. Elle gardait les yeux ouverts, fixant Nicolas dans son fauteuil. Il ne bougeait pas, hypnotisé, ses mains crispées sur les accoudoirs du siège.
Elle commença un mouvement lent et circulaire, la chair chaude et humide répondant à son toucher sous la dentelle. Son autre main vint se poser sur l’un de ses seins, pinçant doucement le téton durci.
**“Je pense à sa main sur ma nuque,”** murmura-t-elle, sa voix devenant plus rauque, plus basse. **“À cette soirée… dans notre salon. Toi devant moi… lui derrière.”** Son rythme sous sa culette s’accentua légèrement, un mouvement plus ferme et précis que trahissait le léger balancement de ses hanches. La dentelle noire était maintenant tendue par le mouvement de sa main cachée, un triangle sombre et humide se dessinant sur le tissu léger.
Elle voyait les muscles de la mâchoire de Nicolas se contracter, son regard sombre ne quittant pas l’endroit où sa main disparaissait sous la lingerie.
**“Je revois l’expression sur ton visage,”** souffla-t-elle en accélérant imperceptiblement la pression circulaire sous ses doigts. **“Cette concentration… cette fascination.”**
Sa respiration devenait plus courte, plus saccadée. Une vague chaleur montait en elle, diffuse d’abord puis se concentrant au point où ses doigts œuvraient avec une expertise croissante. Elle cambra davantage le dos, offrant son corps à son regard autant qu’à ses propres sensations.
Nicolas resta immobile dans son fauteuil d’observation, spectateur captif du spectacle qu’elle offrait et des images qu’elle évoquait avec des mots entrecoupés. La tension entre eux n’était plus seulement érotique ; elle était narrative et profondément partagée—une scène jouée pour un public d’un seul homme qui était à la fois témoin et participant fantasmé dans les souvenirs qu’elle réinventait sous ses doigts experts.
Chapitre 3
Les yeux de Nicolas étaient des braises sombres, fixées sur le triangle noir et humide que la main d’Camille tendait sous la dentelle. Le souffle court, elle retira lentement ses doigts de sa culotte, les laissant luisants à la lumière dorée. Sans rompre le contact visuel, elle traversa la chambre d’une démarche féline, ses pieds nus écrasant doucement la moquette épaisse.
Elle se pencha vers son sac de voyage posé sur le coffre et en sortit un objet long et lisse, en silicone noir. Elle le tint devant elle, comme une offrande ou une arme.
**“Tu vois ça ?”** demanda-t-elle, sa voix voilée par le désir. **“Je l’ai acheté cette semaine. En pensant à lui.”**
Nicolas se raidit dans son fauteuil. **“Léo.”**
**“Oui,”** acquiesça-t-elle, faisant glisser le vibromasseur d’une main à l’autre. Sa texture était lisse et un peu flexible, avec une courbure prononcée et un gland bien défini. **“C’est presque la même taille. La même forme. Quand je l’ai vu sur lui…** *mon Dieu*, **Nicolas. J’ai cru que j’allais m’évanouir. C’était tellement… imposant.”**
Elle s’approcha de lui, toujours assis, et s’agenouilla entre ses jambes écartées. Elle posa le sex-toy sur sa cuisse nue, le contact froid contre sa peau chaude le faisant tressaillir.
**“Tu m’as interdit de le prendre en bouche,”** murmura-t-elle, les yeux levés vers lui, pleins d’un défi doux. **“Ce soir-là. Tu as dit ‘non, pas la bouche’. Alors je n’ai fait que regarder. Le toucher du bout des doigts.”**
Sa main remonta le long de sa propre cuisse, puis elle prit délicatement l’objet noir à deux mains.
**“Mais depuis, je ne pense qu’à ça.”**
Elle porta le bout large et arrondi à ses lèvres, les entrouvrant pour en humecter la surface de sa langue. Un gémissement sourd lui échappa, chargé de frustration et de fantasme.
**“S’il était là,”** dit-elle entre deux coups de langue lents et voluptueux sur la pointe artificielle, **“je lui demanderais de me tenir par les cheveux. Pas brutalement. Juste fermement. Je voudrais sentir qu’il contrôle ça.”** Elle prit plus profondément le faux gland dans sa bouche, jusqu’à ce que ses joues se creusent.
Nicolas retint son souffle, ses mains agrippant les accoudoirs jusqu’à ce que ses articulations blanchissent.
**“Je descendrais lentement,”** continua Camille d’une voix étouffée par le silicone dans sa bouche, avant de le retirer avec un *pop* humide. **“Je sentirais chaque veine contre ma langue. Le poids sur mon palais. J’irais jusqu’au fond, jusqu’à ce que ça touche le fond de ma gorge. Et je resterais là… à haleter… les yeux qui piquent… en le regardant lui… et toi.”**
Elle replongea, prenant plus de longueur cette fois-ci, un mouvement de va-et-vient lent et salivant qui remplissait la pièce du bruit mouillé de son fantasme.
**“Et quand il serait bien dur… bien trempé…”** Elle retira l’objet une nouvelle fois, une traînée de salive reliant ses lèvres au silicone. **“…je voudrais qu’il me retourne. Qu’il me plaque sur le canapé ou sur ce lit.”** Son regard brûlait vers Nicolas. **“Et je voudrais que tu regardes, mon amour. Que tu voies comment je prends ça pour vous deux.”**
Elle posa le vibromasseur gorgé de salive sur le lit à côté d’elle et avança sur ses genoux jusqu’à ce que son visage soit à hauteur du caleçon de Nicolas. À travers le coton léger, la forme de son érection était nette et tendue.
**“J’avais tellement peur,”** avoua-t-elle dans un murmure contre son tissu, son souffle chaud le traversant. **“En le voyant si gros… j’ai pensé : il ne rentrera jamais. Ça va me déchirer.”** Sa main se referma doucement autour de lui à travers le caleçon, lui arrachant un grognement rauque. **“Mais en même temps… cette peur… elle était excitante. Un défi.”**
Elle se pencha alors et prit dans sa bouche, à travers le tissu cette fois-ci, la pointe dure de Nicolas. Elle humecta le coton avec ardeur avant de reculer, laissant une tache sombre d’humidité.
**“C’est ce que je voudrais maintenant,”** chuchota-t-elle en se relevant pour venir l’asseoir sur ses genoux à lui, face à face, leur peau nue pressée l’une contre l’autre dans un contact électrique. **“Toi et moi ici… mais avec son fantôme entre nous.”** Elle prit sa main et la guida vers le vibromasseur posé sur les draps froissés. **“Joue avec moi, Nicolas. Montre-moi comment tu aurais regardé.”**
Chapitre 4
« Maintenant, touche-toi. »
La voix d’Camille n’était plus un murmure, c’était un ordre clair et doux, posé dans l’air chaud de la chambre. Elle était toujours assise sur ses genoux, son odeur de vanille et de femme mouillée enveloppant Nicolas.
Il la regarda, un instant suspendu entre la surprise et l’excitation. Puis, sans un mot, il passa ses mains le long de ses flancs pour venir se saisir de son propre sexe à travers le coton de son caleçon. Une expression de concentration intense se peignit sur ses traits alors qu’il commençait à se caresser, le tissu tendu par le mouvement lent et ferme de sa main.
**« Bien comme ça, »** murmura-t-elle en descendant de ses genoux pour se placer devant lui, à genoux sur la moquette épaisse. **« Regarde-moi pendant que tu le fais. Regarde ce que ton regard me fait. »**
Elle saisit à nouveau le vibromasseur noir, déjà luisant de sa salive, et le brancha. Un ronronnement bas et régulier envahit le silence de la pièce.
**« Éteins la lumière. Garde juste celle de la fenêtre, »** ordonna-t-elle encore.
Nicolas tendit le bras vers la lampe de chevet et plongea la chambre dans une pénombre dorée et chaude. Maintenant, ils n’étaient plus que deux silhouettes dans la lueur déclinante du soir.
Camille ferma les yeux un instant, puis les rouvrit, plantant son regard dans celui de Nicolas. Elle écarta les jambes devant lui et posa le bout vibrant du faux-gland contre le tissu humide de sa cullette noire.
**« Oh mon Dieu… »** Un souffle rauque lui échappa dès que la vibration traversa la dentelle.
Elle ajusta sa posture pour être bien face à lui, puis commença à faire lentement descendre la lingerie sur ses hanches. L’élastique glissa sur sa peau moite. Une fois libérée, elle posa directement le silicone sur sa chair nue, palpitante. Le contact froid et vibrant fit se cabrer son bassin.
**« Putain… oui… »** haleta-t-elle, en commençant des cercles précis avec l’objet contre son clitoris gonflé.
Pendant ce temps, Nicolas avait fait glisser son caleçon pour libérer son sexe durci dans sa main qui se mit en mouvement avec une cadence régulière et ferme.
**« C’est ça… »** dit-elle entre deux respirations courtes. **« Maintenant… imagine qu’il est là… Léo… derrière moi… »**
Ses yeux ne quittaient pas Nicolas. Sa bouche s’entrouvrit alors qu’elle avançait sur ses genoux vers lui.
**« Il a posé ses mains sur mes hanches… il est tellement grand que je dois me pencher en avant pour toi… »,** elle mimait le geste tout en parlant d’une voix grave et saccadée par les ondes de plaisir qui la traversaient à chaque pression du vibromasseur. **« Sa queue… Nicolas, elle est si grosse que je sens déjà ma chatte qui s’étire rien qu’en y pensant… »**
Elle arriva enfin devant son membre dressé dans sa main lubrifiée par son propre pré-sperme. Elle se pencha et déposa un baiser léger et humide sur le gland avant de l’engloutir lentement.
**« Mmmh… »,** gémit-elle autour de lui, avant de se redresser pour reprendre son récit haletant tout en continuant les mouvements circulaires insistants entre ses jambes. **« Il pousse… doucement d’abord… juste la pointe… oh ! Putain ! »**
La vibration avait trouvé un angle parfait. Sa hanche eut un spasme involontaire.
**« Je dois m’ouvrir tellement… je suis pleine de toi dans ma bouche et je sens *lui* qui entre en moi par-derrière… une lenteur terrible… »,** elle redescendit sur la queue de Nicolas, prenant plus de longueur cette fois-ci, jusqu’à sentir le contact au fond de sa gorge.
Le rythme dans sa main s’accéléra sous l’effet conjugué du dirty talk explicite et de sa chaleur buccale experte.
**« Et puis il accélère… »,** reprit-elle après s’être relevée pour reprendre son souffle, un fil de salive reliant ses lèvres à son gland rougeoyant. **« Parce que toi tu me regardes prendre ça comme une salope qui réclame des deux… c’est ça que tu veux voir ? Ta femme prise comme une pute entre vous deux ? »**
Les mots crus firent monter un grognement du ventre de Nicolas.
**« Oui ! »** gronda-t-il entre ses dents serrées, sa main masturbatoire devenant plus rapide, plus urgente.
**« Alors imagine-le ! »,** cria presque Camille dans une extase feinte mais si convaincante qu’elle en tremblait pour de bon. **« Il me tient les hanches tellement fort que j’aurai des marques demain… chaque coup de cul m’enfonce plus profond sur ta queue dans ma bouche… je bave partout tellement je suis pleine… tu entends le bruit mouillé ? Le bruit quand il m’écarte ? »**
Elle redescendit avec voracité sur Nicolas pour ponctuer ses phrases, alternant coups de langue rapides sur le frein et prises profondes qui étouffaient ses propres gémissements. Ses doigts étaient un tourbillon frénétique maintenant, pressant le vibromasseur contre son point le plus sensible avec une précision désespérée.
**« Je vais jouir… »,** hoqueta-t-elle contre sa peau brûlante. **« Je vais jouir en imaginant qu’il décharge au fond de moi pendant que toi tu me remplis la bouche… Est-ce que c’est ça que tu veux ? Me voir exploser avec vos deux queues ? Réponds-moi ! »**
Nicolas ne pouvait plus parler. Ses yeux étaient rivés sur son visage transfiguré par le plaisir artificiel et le fantasme partagé́. Il était au bord du gouffre, son corps tendu comme un arc, sa main actionnant son sexe à une vitesse frénétique qui annonçait immanquablement sa chute.
Et elle était là̀, au centre de tout : suspendue entre deux hommes réels ou imaginaires, entre deux sensations – la vibration orchestrée sous ses doigts experts et la chair vivante palpitant dans sa bouche – créant une symphonie torride dont elle tenait farouchement les rênes narratives jusqu'au dernier mot sale et au dernier souffle haletant.
Chapitre 5
Camille, haletante, se leva brusquement. Dans un mouvement fluide, elle posa ses mains sur les épaules de Nicolas et le poussa vers l’arrière sur le grand lit king-size. Son dos heurta le drap de satin froissé avec un léger souffle. Avant qu’il ne puisse réagir, elle était déjà à genoux entre ses jambes écartées, le vibromasseur noir toujours ronronnant dans sa main droite.
**« Ne bouge pas, »** ordonna-t-elle d’une voix rauque et basse, pleine d’une autorité qu’il ne lui connaissait pas. **« Regarde. Et écoute. »**
Elle pencha la tête et, sans hésitation, prit sa verge pleine et dressée dans sa bouche, engloutissant d’un coup la moitié de sa longueur. Un grognement profond lui échappa, sa hanche se soulevant involontairement du matelas. Elle le sentit durcir davantage contre son palais, un pouls régulier et fort battant contre sa langue.
Pendant ce temps, sa main droite ramena le silicone noir et vibrant entre ses propres cuisses écartées. Elle chercha son entrée, déjà ruisselante, et pressa le bout froid contre son orifice palpitant.
**« Mmmh… »** gémit-elle autour de lui, la vibration du jouet traversant son corps et se transmettant à ses lèvres serrées sur lui. Elle remonta légèrement, pour parler, laissant un fil de salive brillant le relier à sa bouche. **« Imagine… qu’il est là… maintenant. Léo. Derrière moi. »**
Ses yeux, noirs de désir, regardèrent droit dans ceux de Nicolas, qui fixait le spectacle, hypnotisé. Elle descendit de nouveau sur lui, prenant plus de longueur cette fois-ci, jusqu’à sentir le contact au fond de sa gorge. Elle s’y attarda, haletant par le nez, avant de se relever pour reprendre son récit.
**« Il met une main sur ma nuque… pour me garder en place sur toi… »** dit-elle, sa voix étranglée par l’excitation et la pression qu’elle s’infligeait avec le jouet, dont elle commençait à pénétrer le bout arrondi en elle. Un long frisson la parcourut. **« Et de l’autre main… il écarte mes fesses… »**
Elle enfonça le sex-toy un peu plus profondément en elle, un mouvement de hanche saccadé accompagnant sa propre pénétration. Sa bouche, elle, travaillait Nicolas avec une lenteur exaspérante, des coups de langue sur le frein, puis des descentes profondes et humides.
**« Il crache dans sa main… il en étale sur sa queue… tu la vois, Nicolas ? Tellement plus grosse que la tienne… »** souffla-t-elle, cruelle et excitée à l’idée de l’être. Elle sentit le corps de Nicolas se tendre sous elle. **« Et puis… il se place… il appuie… juste la pointe, là où je suis déjà si pleine avec ça… »**
Elle poussa un cri étouffé, le vibromasseur enfoncé à mi-chemin en elle maintenant, tandis que sa bouche aspirait Nicolas avec une voracité soudaine. Sa tête allait et venait sur lui, un rythme qui s’accélérait, entraîné par le scénario qu’elle peignait.
**« Il pousse… oh mon Dieu, il pousse… je dois m’ouvrir tellement… ça brûle un peu… »** Ses mots étaient entrecoupés de gémissements, de bruits mouillés de succion. **« Toi, tu vois tout… tu vois mon visage se tordre… tu vois ses doigts s’enfoncer dans mes hanches… tu entends le bruit… le bruit sale quand il entre et sort de moi… pendant que je te suce… »**
Le rythme de ses hanches sur le jouet devint frénétique, un va-et-vient saccadé qui faisait claquer ses cuisses contre ses propres mains. Sa bouche sur Nicolas était maintenant une succion continue et profonde, un vortex de chaleur et de pression qui le tirait inexorablement vers le bord.
**« Il va aller plus vite… »** hoqueta-t-elle, la sueur perlant à son front. **« Il va me tenir ferme et me défoncer par-derrière… et moi… je vais continuer à te sucer comme une salope qui a besoin des deux… qui a besoin de se faire remplir des deux côtés… Est-ce que tu vois ? Est-ce que tu sens comme je deviens folle ? »**
La pression en elle montait, un tourbillon de sensations venues de sa bouche gorgeée et de son sexe pénétré par le silicone vibrant. Elle était au bord du gouffre, suspendue entre le fantasme crié et la réalité brûlante de la chair de Nicolas dans sa bouche. L’air de la chambre n’était plus que le son de leur respiration haletante, le ronronnement du jouet et le récit torride qu’elle murmurait entre deux prises de bouche profondes et désespérées.
Chapitre 6
Ses paroles, crues et précises, achevèrent de défaire le dernier fil de retenue de Nicolas. Un grognement sourd monta de sa gorge, sa hanche se souleva violemment du matelas pour répondre à la succion vorace d’Camille.
**« J’te… j’te crois, »** réussit-il à haleter, ses mains s’agrippant aux draps satinés, les jointures blanchies. **« Je le sens… dans ta bouche… tu deviens folle. »**
La confirmation de son abandon fut l’étincelle finale. La pression qui couvait en Camille depuis des minutes, attisée par le scénario torride et la vibration constante du jouet enfoncé en elle, se précipita vers un point de non-retour. Un spasme la parcourut, si violent qu’elle dut relâcher Nicolas de sa bouche avec un bruit mouillé et un cri rauque.
**« Oh mon Dieu… ça y est… il… il va… »** hurla-t-elle, plus pour elle-même que pour lui, son corps arqué en une courbe parfaite.
Le vibromasseur glissa de son sexe palpitant et tomba sur le lit avec un léger claquement, son ronronnement devenu soudain inutile. Camille se jeta en avant, ses mains plantées de part et d’autre de la tête de Nicolas. Ses yeux, noyés de plaisir, le fixaient avec une intensité brutale.
**« Regarde-moi jouir, »** exigea-t-elle, sa voix brisée par l’onde qui la submergeait. **« Regarde ce que ton regard… et ton fantasme… me font. »**
Un long, profond gémissement s’échappa de ses lèvres, un son pur et incontrôlé. Son ventre se contracta, ses cuisses tremblèrent si fort que ses genoux faillirent céder. Elle se mordit la lèvre, incapable de détourner les yeux de lui, lui offrant chaque tressaillement, chaque frisson de son visage et de son corps en pleine déflagration.
Le spectacle fut trop puissant. Nicolas, déjà au bord du précipice, sentit la vague le happer à son tour. **« Camille… »** gronda-t-il, son propre corps se raidissant en une arcade parfaite.
Il n’eut pas le temps d’en dire plus. Un jet chaud et pressé jaillit de son sexe dressé vers le ciel, éclaboussant son ventre et sa poitrine avec une force sauvage. Il grogna de nouveau, un son guttural et animal, les muscles de son cou tendus à se rompre, ses yeux rivés au visage extatique de la femme au-dessus de lui.
Le silence qui suivit ne fut brisé que par leurs respirations haletantes et saccadées. Camille s’effondra sur lui, son front contre son épaule, son corps encore parcouru de légers soubresauts. La chaleur de sa peau en sueur se mêla à la sienne. Lentement, elle tourna la tête, posant ses lèvres sur la clavicule salée de Nicolas.
**« Tu… tu as vu ? »** murmura-t-elle, épuisée, sa voix à peine audible.
Une de ses mains, tremblante, se leva et caressa doucement la joue d’Camille, effaçant une mèche de cheveux collée par la sueur. **« J’ai tout vu, »** répondit-il, sa voix rauque mais tendre. **« Et c’était… incroyable. »**