Léo et Élodie dans le bureau du soir
# Rendez-vous au 33e étage Le dernier rayon de soleil parisien traversait les baies vitrées du bureau de Léo, projetant un rectangle d’or sur la moquette épaisse. De son poste d’observation, à son imposant bureau en verre, il pouvait voir
Chapitre 1
Le dernier rayon de soleil parisien traversait les baies vitrées du bureau de Léo, projetant un rectangle d’or sur la moquette épaisse. De son poste d’observation, à son imposant bureau en verre, il pouvait voir les lumières de la ville commencer à scintiller. Mais ce soir, son attention n’était pas captée par le panorama. Elle était entièrement absorbée par la silhouette qui se tenait timidement devant lui, les mains serrées sur un dossier en carton.
Élodie.
Elle était exactement comme il se l’était imaginé, et pourtant infiniment plus. Petite, presque fragile dans son tailleur-pantalon anthracite, elle avait cette façon de baisser légèrement le menton, comme si son propre regard, d’un bleu profond et lointain, était trop lourd à porter. Ses cheveux bruns, ramenés en une queue de cheval sévère que quelques mèches rebelles venaient adoucir, caressaient sa nuque délicate. Et ses lèvres… pulpeuses, d’un rose naturel, elles se pressaient l’une contre l’autre dans une moue concentrée qui ne demandait qu’à être détendue.
« Merci d’être restée aussi tard, Élodie », dit-il, sa voix plus basse que d’habitude, trahissant une chaleur qu’il ne prenait pas la peine de dissimuler entièrement. Il s’étira avec une lenteur étudiée, faisant craquer doucement ses épaules larges, conscient du regard furtif qu’elle posait sur lui. Ses yeux bleus, habituellement pétillants d’un amusement malicieux, étaient maintenant d’une intensité captivante. Il laissa un silence se tisser, peuplé seulement du bourdonnement discret de l’ordinateur.
« C’est… c’est normal, monsieur Duchenne », murmura-t-elle, le tutoiement lui brûlant encore les lèvres malgré les mois passés dans son service. Elle tendit le dossier. « Les rapports d’activité pour le trimestre. Vous aviez demandé à les revoir avant la réunion de demain. »
Il ne prit pas le dossier tout de suite. Il se leva plutôt, contournant le bureau avec une grâce féline qui contrastait avec sa carrure solide, son torse puissant moulé dans une chemise blanche aux manches retroussées sur des avant-bras velus. Il s’arrêta à une distance respectable, mais suffisante pour qu’elle perçoive le léger parfum boisépicé qu’il portait, mêlé à quelque chose de plus essentiel, de plus masculin.
« Léo », corrigea-t-il doucement, un sourire joueur étirant ses lèvres sous sa barbe soignée. « On a le même âge, Élodie. Les formalités, à cette heure-ci, dans cet endroit… » Il laissa sa phrase en suspens, son regard balayant l’espace déserté du bureau open-space, les chaises vides, les écrans éteints. « Elles me semblent superflues. »
Elle rougit, un adorable nuage rose qui monta de son cou jusqu’à ses pommettes. Ses yeux se posèrent un instant sur ses mains à lui, larges, aux doigts longs, avant de fuir vers la fenêtre. Elle semblait captivée par la vue, mais Léo savait que c’était une retraite. Il adorait ce petit jeu. La voir se replier, puis, petit à petit, oser un regard de plus en plus soutenu. C’était comme observer une fleur s’ouvrir à la chaleur du jour. Une fleur pudique, romantique, qui avait besoin de temps et de douceur pour se dévoiler.
« Le dossier… », insista-t-elle faiblement, les doigts crispés sur le carton.
Il avança enfin la main. Lorsqu’il prit le dossier, ses doigts effleurèrent les siens. Un contact bref, électrique. Elle retint son souffle, ses lèvres s’entrouvrant légèrement sur un silence éloquent.
« Parfait », dit-il, ne rompant pas le contact visuel qu’il avait enfin réussi à établir. Il déposa le dossier sur son bureau sans y jeter un coup d’œil. « Je te raccompagne ? Il commence à faire nuit. »
Elle secoua la tête, un geste vif, presque apeuré. « Non, c’est… c’est gentil. Je vais prendre le métro. »
Il hocha la tête, feignant l’acceptation, mais un plan se dessinait déjà dans son esprit. Il ne la presserait pas. Pas ce soir. Il jouerait de patience, avec la certitude tranquille d’un homme qui sait ce qu’il veut. Il voulait la charmer. Il voulait la voir abandonner peu à peu cette retenue de jeune prof un peu coincée. Et surtout, il voulait, plus que tout, sentir ces lèvres pulpeuses, si timides pour l’instant, s’aventurer ailleurs. Sur sa peau. Sur lui.
« À demain, alors, Élodie », murmura-t-il, son regard prometteur, chargé d’une chaleur qui faisait mentir la froideur du bureau. « Repose-toi bien. »
Elle tourna les talons, presque en fuite, mais pas avant qu’il ne capte, dans le reflet de la vitre, l’éclair de curiosité et de trouble qui avait traversé ses yeux bleus. Le premier chapitre était écrit. Sans un seul contact. Mais l’air entre eux était devenu palpable, lourd de désirs non formulés et de la promesse silencieuse des chapitres à venir.
Chapitre 2
L’ascenseur siffla et ses portes coulissèrent dans un silence anormal. Élodie pressa le bouton du rez-de-chaussée, puis un autre, pour la forme, comme si la vitesse pouvait la sauver du vertige qui tournait dans son ventre depuis qu’elle avait quitté le bureau de Léo. Les murs chromés lui renvoyaient une image floue, le visage encore empourpré.
La lumière clignota, puis s’éteignit.
Un grincement métallique se fit entendre et la cabine s’immobilisa dans un à-coup sec, la laissant dans le noir absolu. Un petit cri lui échappa. Elle tâtonna pour appuyer sur le bouton d’alarme, mais rien ne se passa.
« Ça ne fonctionne jamais », dit une voix grave derrière elle.
Élodie sursauta et se retourna. La silhouette de Léo se découpait devant la porte fermée de l’ascenseur, à peine visible dans la pénombre que perçaient quelques voyants rouges éteints. Il n’était pas parti. Il était entré derrière elle, sans bruit.
« Vous… vous êtes là ? », balbutia-t-elle, le cœur battant à tout rompre.
Il fit un pas, réduisant l’espace étroit entre eux à quelques centimètres. L’obscurité rendait sa présence plus massive, plus chaude. Elle pouvait sentir la chaleur qui émanait de son torse, deviner la barbe sombre dans l’ombre.
« L’ascenseur du 33e a toujours eu ses caprices », murmura-t-il, sa voix un ronronnement confidentiel dans l’espace clos. « Une excuse parfaite pour retenir quelqu’un qui semble vouloir s’échapper si vite. »
Elle essaya de reculer, mais son dos rencontra déjà la paroi froide. « Je… je ne fuyais pas.
— Non ? Alors pourquoi cette hâte ? » Il pencha légèrement la tête, son souffle effleura sa tempe. « Tu aurais pu accepter mon offre de te raccompagner. Ou… autre chose. »
Un silence tendu s’installa, peuplé seulement du bourdonnement lointain du bâtiment et du sang qui martelait les tempes de Élodie. Elle sentait son parfum boisé l’envelopper, plus intense ici, captif avec eux.
« Je… je ne savais pas quoi répondre », avoua-t-elle dans un souffle.
« C’est simple », dit-il, encore plus bas, sa bouche si proche de son oreille qu’elle sentait le mouvement de ses lèvres. « Tu dis "oui". Ou tu dis "d’accord". Ou tu dis simplement… "merci". »
Sa main se posa sur le mur, près de sa tête, ne la touchant pas mais cernant totalement son espace. « Je ne vais pas te manger, Élodie. Même si l’idée a quelque chose… d’intéressant. »
Elle ferma les yeux dans le noir, honteuse du frisson coupable qui parcourait son échine.
« On est pris au piège pour un moment », poursuivit-il, une pointe d’amusement dans la voix. « J’ai appelé la sécurité depuis mon portable. Ils vont mettre une vingtaine de minutes à arriver, le temps de débloquer le système central. » Il marqua une pause calculée. « Ça nous laisse le temps de prendre ce verre que tu as refusé plus tôt. Ici même. Sans témoin. »
Le choc de l’invitation directe, dans cette intimité forcée et complice, lui coupa le souffle. Elle sentit ses joues s’embraser à nouveau, une chaleur qui descendit jusqu’à sa nuque.
« Un verre ? Ici ? Mais il n’y a rien…
— Je sais ce qu’il y a », interrompit-il doucement. Sa main quitta le mur et vint effleurer légèrement la mèche rebelle qui s’était échappée de sa queue de cheval. Le contact était délicat, presque électrique. « Il y a toi. Et moi. Et ce malaise délicieux que tu portes comme un parfum encore plus enivrant que le mien. »
Elle retint son souffle tandis que ses doigts caressaient doucement la ligne de sa mâchoire avant de se retirer.
« Rougir te va si bien, Élodie », murmura-t-il contre sa tempe, ses mots glissant comme du velours dans l’obscurité. « C’est une couleur honnête. Brutale. Ça dit tout ce que ta bouche si bien disciplinée refuse de prononcer. Ça me dit que sous ce tailleur anthracite se cache une femme qui a soif… Soif d’autre chose que des rapports trimestriels et des réunions à neuf heures du matin. »
Il s’écarta légèrement, mais son regard devait peser sur elle dans les ténèbres.
« Alors ? Ce verre ? Un oui ou un non suffira. Mais réfléchis bien… » Sa voix s’abaissa encore, chargée d’une promesse trouble et vibrante. « La prochaine fois que je trouverai un prétexte pour me rapprocher comme ça… ce ne sera peut-être pas pour te proposer à boire. »
Chapitre 3
Les paroles de Léo flottèrent dans l’obscurité, chargées d’une promesse qui fit trembler Élodie des pieds à la tête. L’ascenseur était une capsule hors du temps, et lui, un prédateur patient à l’affût dans l’ombre. Elle sentit son propre cœur cogner contre ses côtes, un tambour affolé qui résonnait dans ses oreilles.
Il ne bougea pas, mais sa main, qui était jusqu’alors posée près de sa tête, descendit. Lentement. Le bout de ses doigts effleura d’abord la soie fine de son chemisier, à la hauteur de sa taille. Le frisson qui la parcourut fut immédiat, électrique.
« Tu frissonnes », murmura-t-il, sa voix un râle chaud contre sa tempe. « C’est l’obscurité ? Le froid ? Ou… moi ? »
Avant qu’elle ne puisse articuler une réponse, ses doigts glissèrent sous la ceinture de son pantalon, puis sous le tissu du chemisier. La peau nue de son ventre se contracta violemment au contact de sa paume, chaude et large. Elle retint un souffle coupé, ses yeux grands ouverts dans le noir.
« Je… », commença-t-elle, mais les mots se nouèrent dans sa gorge.
Sa main s’immobilisa, à plat sur son ventre, sa chaleur irradiant à travers ses muscles tendus. Puis, il inclina la tête, et ses lèvres effleurèrent la coque de son oreille lorsqu’il parla, sa voix rauque et si basse qu’elle sembla vibrer directement dans son sang.
« Tu veux sentir à quel point tu me fais bander ? »
La question, crue, directe, la frappa de plein fouet. Une vague de chaleur humide et coupable monta entre ses cuisses. Elle voulut protester, secouer la tête, mais son corps était de pierre, rivé à la paroi froide par la seule puissance de son désir à lui.
Il ne lui laissa pas le choix. Sa main gauche quitta sa taille et vint saisir sa main droite, celle qui était crispée sur son sac. Il l’écarta doucement, puis la guida, sans un mot de plus, le long de son torse, vers le bas de son propre corps. Elle sentit les muscles durs de son abdomen sous la chemise, puis la texture plus épaisse de son pantalon de costume.
Et là, contre sa cuisse, elle sentit *cela*. Une masse dure, imposante, tendue contre le tissu, qui palpitait légèrement sous sa paume forcée. Son érection était palpable, monumentale même à travers le fin lainage. Un petit gémissement étranglé s’échappa de ses lèvres.
« Tu vois ? », chuchota-t-il, ses lèvres maintenant collées à sa joue. « Tu vois ce que tu fais, rien en restant là, à me regarder avec ces yeux de biche effrayée ? Chaque fois que tu rougis, chaque fois que tu détournes le regard… ça grandit. »
Sa main à elle était toujours maintenue contre son sexe tendu. Elle sentait la chaleur intense, la promesse brute de ce qu’il cachait. Elle était à la fois terrifiée et fascinée, paralysée et incroyablement excitée.
« Léo… », parvint-elle à souffler, un mélange de supplique et de capitulation.
« Chut. », l’interrompit-il doucement. Il libéra enfin sa main, mais la laissa posée là, comme un sceau brûlant. Sa propre main, sous son chemisier, commença un lent mouvement circulaire sur la peau douce de son ventre, descendant imperceptiblement vers le bord de son pantalon. « On a encore quinze minutes avant que les lumières ne reviennent. Quinze minutes de vérité. Sans témoins. Sans bruit. »
Il appuya légèrement, faisant pression sur son bas-ventre, et elle sentit un frisson liquide et honteux la traverser. Ses doigts frôlèrent l’élastique de sa culotte.
« Dis-moi juste une chose, Élodie », murmura-t-il, sa bouche si près qu’elle sentait chaque mot comme un baiser sur sa peau. « Cette main… tu veux l’enlever ? »
Le silence qui suivit fut plus éloquent que toutes les paroles. Elle ne bougea pas. Elle ne retira pas sa paume de la chaleur et de la dureté qui bombait contre son pantalon. Elle resta là, à l’écoute du battement frénétique de son propre cœur, de la respiration légèrement saccadée de Léo, et du bourdonnement sourd du monde extérieur, si lointain.
Dans le noir, elle ferma les yeux. Et elle laissa ses doigts, enfin, se détendre et épouser la forme de lui, à travers le tissu. Un aveu silencieux, plus puissant qu’un cri.
Chapitre 4
Le bout de ses doigts, un peu râpeux, suivit le contour brûlant de sa joue jusqu’à la ligne fine de sa mâchoire. Élodie retint son souffle, son cœur battant la chamade sous sa paume posée sur lui. Sous sa peau, le pouls à son cou s’accélérait, rapide et désordonné, comme un oiseau affolé.
« Il bat si vite », murmura Léo, sa voix un bourdonnement grave contre son oreille. Sa main s’attarda à la base de sa gorge, pressant doucement, sentant la vie qui palpitait là. « C’est pour moi, ce petit rythme ? »
Elle ne répondit pas, ne pouvait pas. Sa propre main, toujours captive contre le renflement dur de son pantalon, se mit à bouger. Timidement d’abord, un lent mouvement de va-et-vient à travers le fin lainage, puis, encouragée par le gémissement étouffé qu’il laissa échapper, avec plus d’assurance. Elle sentit la forme de lui, longue et ferme, et une onde de chaleur humide l’envahit.
« Tu oses… », souffla-t-il, son souffle chaud dans ses cheveux.
« Tu m’y as forcée », réussit-elle à articuler, la voix étranglée.
« Mentirais-tu ? » Sa main quitta son cou et descendit, effleurant la clavicule saillante sous la soie de son chemisier. Ses doigts glissèrent sous le premier bouton, le défirent avec une lenteur calculée. Le froid de l’air dans l’ascenseur contrasta avec la brûlure de sa peau exposée. « Cette main… je t’ai guidée, oui. Mais je ne l’ai pas attachée là. Elle est restée. Elle bouge. Elle *cherche*. »
Élodie ferma les yeux, avalant avec difficulté. Il avait raison. Sa paume s’était refermée sur lui, épousant la courbure à travers le tissu, pressant maintenant avec une curiosité coupable.
« Parle-moi, Élodie », exigea-t-il, tandis que son autre main défit un deuxième bouton, exposant le haut de son soutien-gorge en dentelle noire. « Que ressens-tu ? »
La question la prit au dépourvu. La vérité lui brûla la langue avant de s’échapper, plus crue qu’elle ne l’aurait cru.
« C’est… c’est énorme », chuchota-t-elle, rougissant jusqu’à la racine des cheveux de son propre aveu.
Un grognement de satisfaction, bas et animal, vibra dans la poitrine de Léo. Ses doigts plongèrent sous la dentelle, trouvant son sein. Un contact direct, brûlant. Elle se cambra malgré elle, un petit cri lui échappant.
« Et là ? », insista-t-il, son pouce frottant lentement le bout déjà durci. « Tu es déjà si sensible… si prête. »
Il approcha ses lèvres de son oreille, sa voix se fit râpeuse, chargée d’une promesse obscène. « Ma queue est trempée, Élodie. Trempée à cause de toi. À cause de ces petits gémissements que tu retiens, de cette main qui n’ose pas assez… mais qui veut. Je peux le sentir. Tu veux savoir à quel point ? »
Elle hocha la tête, incapable de former un mot, son corps tout entier tendu comme une corde de violon.
Sa main qui était sur son sein descendit alors, glissant sur son ventre, sous la ceinture de son pantalon, et plus bas, jusqu’à trouver l’ourlet humide de sa culotte.
« Tu es trempée toi aussi », constata-t-il, rauque, un doigt effleurant le tissu saturé. « Et tout cela… sans même un baiser. »
Il se pencha enfin, et sa bouche captura la sienne.
Ce ne fut pas une douce exploration, mais une prise. Une revendication. Ses lèvres s’ouvrirent sous l’assaut des siennes, sa langue envahissant sa bouche avec une autorité qui la fit trembler. Elle gémit dans ce baiser, sa main sur lui pressant plus fort, son corps s’offrant à la caresse experte de ses doigts qui traçaient des cercles brûlants à travers la soie de sa culotte.
Il rompit le baiser aussi soudainement qu’il l’avait commencé, haletant légèrement.
« Les lumières vont revenir », dit-il, sa voix pleine d’une tension vibrante. « Et quand elles reviendront… tu seras devant moi, le chemisier ouvert, la main sur ma queue. Et tu regarderas dans mes yeux. Et tu ne détourneras plus jamais le regard. »
Ses doigts appuyèrent plus fermement, cherchant le point parfait à travers le tissu mouillé, et elle se mit à bouger contre sa main, perdue, ne sachant plus si c’était une supplique ou un ordre qu’elle obéissait. Le noir autour d’eux était total, peuplé seulement de leurs souffles mêlés et du froissement discret des vêtements. Le monde extérieur, avec ses règles et ses convenances, n’existait plus. Il n’y avait plus que cette tension insoutenable, cette attente électrique, et la certitude terrifiante et excitante que lorsque la lumière jaillirait, rien ne pourrait plus être comme avant.
Chapitre 5
Un bourdonnement électrique strident déchira le silence tendu, et l’ascenseur fut brusquement noyé sous une lumière blanche et crue. Élodie cligna des yeux, aveuglée, l’image de Léo s’imprimant sur sa rétine avant de se préciser.
Et elle le vit. Vraiment.
Ses yeux, d’un bleu intense et possessif, étaient rivés aux siens. Son chemisier à elle était largement ouvert, révélant la dentelle noire de son soutien-gorge et la peau frissonnante de son ventre. Sa propre main était toujours là, plaquée contre lui, mais à présent, la lumière révélait tout.
Le fin lainage anthracite de son pantalon de costume était tendu, déformé par la masse imposante qu’il cachait. L’érection de Léo dessinait une courbe dure et arrogante le long de sa cuisse, le tissu luisant légèrement à l’endroit le plus tendu. C’était énorme. Bien plus qu’elle n’avait pu le deviner dans le noir. Un afflux de chaleur humide lui inonda l’entrejambe à cette seule vision.
Il ne détourna pas le regard. Il soutint son choc avec une assurance tranquille, un sourire joueur étirant ses lèvres sous sa barbe.
« Tu vois ? » murmura-t-il, sa voix rauque mais parfaitement audible dans le sifflement des néons. « Tu veux savoir ce que tu as déclenché ? »
Sa main à lui, large et chaude, recouvrit la sienne sur son pantalon et appuya doucement, forçant sa paume à épouser toute la longueur, toute la fermeté brûlante de son sexe bandé. Elle sentit distinctement chaque centimètre, la veine qui palpitait sous ses doigts, le bout déjà humide qui marquait le tissu.
« Léo… », souffla-t-elle, sa voix tremblante.
« Regarde-moi », ordonna-t-il doucement, sans cesser de sourire. « Regarde ce que tu fais de moi rien qu’en étant là, désarmée et si belle dans ta confusion. »
Elle obéit, levant les yeux vers les siens. La promesse qu’elle y lut la fit frémir des pieds à la tête. Ce n’était pas seulement du désir. C’était de la possession. De la certitude.
Sa main gauche glissa alors de sa taille jusqu’au devant de son pantalon à elle. D’un geste expert, il fit sauter le bouton métallique, fit glisser la fermeture éclair avec un bruit déchirant dans le silence. Ses doigts plongèrent sous l’élastique de sa culotte en soie.
« Et toi ? » chuchota-t-il tandis que ses doigts trouvaient enfin la peau nue, puis plus bas, les boucles douces et mouillées de son sexe. « Qu’est-ce que je déclenche en toi ? »
Un gémissement aigu lui échappa lorsqu’un doigt long et habile effleura son clitoris gonflé, déjà ruisselant pour lui. Elle se cambra malgré elle, poussant involontairement son ventre contre sa paume toujours plaquée sur son érection.
« Tu es trempée », constata-t-il avec une satisfaction sombre. « Complètement trempée pour moi. Et on n’a même pas commencé. »
Il cessa ses caresses d’un coup, retirant sa main de son pantalon pour venir saisir son menton entre son pouce et son index.
« Ils vont venir nous sortir d’ici dans moins de cinq minutes maintenant », dit-il, son souffle chaud sur ses lèvres pulpeuses et entrouvertes. « Et quand ils ouvriront cette porte… tu auras les joues roses, les cheveux en désordre, et mon goût sur ta langue. Et tout le monde devinera. Tout le monde saura que tu m’appartiens pour cette nuit. »
Il se pencha et déposa un baiser brûlant et bref sur ses lèvres, un sceau.
« Alors ? » insista-t-il en rompant le baiser, ses yeux scrutant les siens avec une intensité magnétique. « Est-ce que tu dis oui ? Est-ce que tu viens avec moi quand on sortira d’ici ? Pas pour un verre… Pour tout ce qui va suivre. Pour sentir enfin cette queue en toi après t’avoir tant fait attendre au bord du précipice ? »
Le bourdonnement dans les parois sembla s’amplifier, annonçant l’imminence de l’ouverture des portes. Le monde allait revenir. Mais dans les yeux bleus de Léo, Élodie ne voyait plus qu’une seule issue : celle qui menait droit à cette promesse terrible et exquise qu’il lui offrait du bout des doigts, et du bout de son sexe tendu contre sa main.
Chapitre 6
Le baiser-sceau venait de se briser, laissant leurs bouches à peine séparées. La question de Léo planait dans l’air chauffé par leurs corps, chargée d’une menace délicieuse.
« Est-ce que tu viens avec moi ? Pour tout ce qui va suivre. »
Élodie sentit le métal froid du dossier contre son dos, la chaleur de sa main sur la sienne, toujours plaquée contre son érection. Dans ses yeux bleus, elle ne voyait plus d’issue, seulement un appel profond et ténébreux auquel tout son corps répondait déjà.
« J’ai envie… », commença-t-elle, sa voix si basse qu’il dut se pencher pour l’entendre. Les mots lui brûlaient la langue. « J’ai envie que tu me montres. Tout. Pas dans le noir. Pas en devinant. Je veux… je veux le voir. Te voir. »
Un éclair de triomphe traversa le regard de Léo. Il sourit, lentement, comme un félin à l’affût.
« Le voir ? » répéta-t-il, sa main remontant pour saisir doucement une mèche de ses cheveux échappés de sa queue. « Ou le sentir ? Parce que tu sais déjà à quel point il est dur pour toi. Tu le sens contre ta paume. »
Il accentua la pression de sa hanche contre sa main, et elle gémit doucement.
« Les deux », chuchota-t-elle, osant enfin plonger son regard dans le sien sans détour. La peur était toujours là, une vibration aiguë sous sa peau, mais elle était maintenant recouverte par une couche épaisse et brûlante de désir pur. « Je veux le voir… et je veux savoir ce que ça fait quand il… quand il est en moi. Pour de vrai. Pas contre un pantalon. »
Léo retint son souffle un instant, surpris et excité par cette franchise soudaine. La petite prof timide avait disparu, laissant place à une femme qui savait exactement ce qu’elle voulait prendre.
« Alors tu dis oui », constata-t-il, ce n’était même plus une question.
« Oui », souffla-t-elle.
À ce moment-là, un cliquetis métallique retentit, suivi d’une voix étouffée derrière les portes closes. « Il y a quelqu’un ? On va vous sortir ! »
Le monde extérieur se rappelait à eux.
D’un geste rapide et décidé, Léo prit la main de Élodie et la retira de son pantalon. Il se pencha vers son oreille, son souffle chaud faisant frissonner sa peau.
« Dans moins d’une minute, cette porte s’ouvre », murmura-t-il, ses lèvres effleurant sa tempe. « Tu vas marcher devant moi jusqu’à mon bureau, au fond de l’open-space. Tu prendras ton manteau et ton sac sans un mot pour les techniciens. Et une fois dans mon bureau, avec la porte verrouillée… »
Il s’interrompit pour déposer un petit baiser sur la peau juste sous son oreille.
« …je vais te montrer. Je vais te donner exactement ce que tu demandes. D’abord avec mes yeux. Puis avec mes mains. Et enfin… avec ça. »
Il guida sa main pour qu’elle donne une dernière pression ferme sur son sexe bandé à travers le tissu, lui faisant sentir toute sa longueur prometteuse.
« Tu es prête ? » demanda-t-il tandis que les gonds des portes commençaient à grincer.
Élodie inspira profondément, sentant l’odeur de son parfum et de sa sueur se mêler dans l’air confiné. Sa culotte était trempée, ses jambes tremblaient légèrement, mais ses yeux ne quittaient plus les siens.
« Oui », dit-elle encore, d’une voix plus ferme cette fois.
Les portes s’ouvrirent en grand sur la lumière blanche du hall déserté du 33ème étage.
Et elle fit exactement comme il l’avait dit : elle marcha devant lui, la tête haute malgré ses joues en feu et ses vêtements en désordre, droit vers la grande porte vitrée au fond de l’open-space sombre, tandis que les techniciens leur criaient des excuses qu’ils n’entendirent même pas. Chaque pas résonnait comme un battement de cœur précipité vers l’inconnu qui l’attendait derrière cette dernière porte close.
Chapitre 7
La porte du bureau se verrouilla avec un déclic sourd et définitif, coupant le dernier bruit du monde extérieur. Dans la pénombre du vaste espace, seulement éclairé par les lueurs de la ville qui entraient par les baies vitrées, Léo tourna lentement vers Élodie. Elle était là, adossée au mur de verre froid, sa silhouette tremblante découpée par les éclats dorés et argentés de Paris à ses pieds.
Il s’approcha sans se presser, le bruit de ses chaussures sur le bois ciré scandant sa progression imparable.
« Tu vois cette vue ? » murmura-t-il en s’arrêtant à quelques centimètres d’elle. Son souffle chaud effleura sa tempe. « Tout le monde la convoite. Mais toi… ce soir, tu es tout ce que je vois. »
Avant qu’elle ne puisse répondre, ses mains se posèrent sur ses épaules. Une pression ferme, doucement insistante. Il la poussa contre le mur. Pas avec brutalité, mais avec une certitude absolue qui lui coupa le souffle. Son dos rencontra la surface lisse et froide du verre. Devant elle, il y avait toute la chaleur de son corps, son parfum entêtant, et ses yeux bleus qui brillaient d’une lumière sombre.
« Je vais te déshabiller maintenant », annonça-t-il, sa voix basse roulant comme une promesse dans l’ombre. « Très lentement. Parce que je veux connaître chaque centimètre de peau que tu me caches. Je veux te sentir entièrement contre moi. Nu contre nu. Avant même de penser à te donner du plaisir… je veux que tu sentes à quel point je te désire, simplement comme ça. Corps à corps. »
Ses doigts se firent plus précis. Il commença par les boutons de sa veste anthracite, dégageant lentement la première languette de tissu.
« Tu trembles », constata-t-il, un sourire dans la voix.
« C’est… c’est le froid du verre », mentit-elle, les yeux rivés aux siens.
« Non », dit-il simplement, tandis qu’un deuxième bouton cédait, révélé l’échancrure de son chemisier de soie crème. « C’est moi. Et c’est toi qui brûles pour moi. »
Il écarta les pans de la veste et la fit glisser le long de ses bras jusqu’à ce qu’elle tombe silencieusement sur le sol. Ses mains remontèrent le long de ses avant-bras nus, faisant courir un frisson électrique sur sa peau.
« Ta peau est si douce », murmura-t-il en penchant la tête vers son cou. Ses lèvres effleurèrent la courbe délicate sous son oreille tandis que ses doigts trouvaient les boutons du chemisier. « J’ai imaginé ce goût pendant des mois. »
Un par un, il ouvrit les petits boutons nacrés. Chaque libération était un événement, un soulèvement d’air frais sur sa peau chauffée par le désir. Quand le dernier bouton céda, il écarta doucement le tissu soyeux. Il découvrit d’abord ses épaules frêles, puis la dentelle pâle de son soutien-gorge.
« Regarde-moi », ordonna-t-il doucement.
Elle obéit, levant des yeux noyés d’un mélange de terreur et d’excitation absolue.
« Tu es magnifique », souffla-t-il, ses paumes planes glissant sur ses épaules dénudées pour faire tomber le chemisier à son tour.
Il resta un instant immobile à la contempler, adossée au mur de verre avec devant elle l’immensité nocturne de Paris et en dessous d’elle, juste le mince rempart de dentelle et le haut du pantalon ajusté.
« Maintenant le pantalon », dit-il en s’agenouillant devant elle.
Ses mains se posèrent sur sa taille, ses doigts cherchant la fermeture éclair latérale. Le métal froid grinça légèrement tandis qu’il descendait la glissière, millimètre par millimètre révélant la peau pâle de son ventre puis le haut de ses hanches gainées de soie noire.
« Lève un pied », demanda-t-il.
Elle s’exécuta en chancelant légèrement, posant une main sur son épaule pour s’équilibrer. Il tira délicatement sur la jambe du pantalon jusqu’à ce qu’il glisse et tombe au sol.
« L’autre », reprit-il.
Quand elle fut debout devant lui en petite tenue – soutien-gorge et culotte en dentelle noire – il resta à genoux un instant à la regarder, comme un homme devant une œuvre sacrée.
« Voilà », murmura-t-il enfin en se relevant lentement pour venir plaquer son corps contre le sien. La chaleur de son torse dur rencontra sa peau frissonnante à travers ses propres vêtements. « Maintenant je te sens presque entièrement contre moi. »
Il prit sa main et la posa sur sa propre chemise blanche.
« Déshabille-moi à ton tour », dit-il d’une voix rauque qui fit vibrer quelque chose au plus profond d’elle.
« Je… je ne sais pas si… »
« Fais-le », l’interrompit-il doucement mais sans appel.
Ses doigts tremblants trouvèrent le premier bouton de sa chemise et commencèrent leur travail timide pour libérer l’homme qui se tenait si près qu’elle pouvait sentir chaque battement de son cœur impatient contre elle-même suspendue entre ciel froide terre chaude corps dur mur froid… Et tout ce plaisir qu’il promettait encore seulement murmuré à l’oreille mais déjà présent dans chaque point contact entre eux deux désormais séparés seulement par quelques fines couches tissus restants avant fusion complète chair contre chair promesse murmurée devenir réalité tangible dans obscurité douce bureau vide où plus rien n’existait hormis leurs souffles mêlés bientôt leurs peaux offertes leurs désirs enfin accordés rythme unique montant crescendo silencieux sous regard indifférent cité lumière juste décor leur intimité grandissante vague après vague inéluctable vers bord précipice heureux vertigineux attendu depuis premier regard croisé premier frisson ressenti premier fantasme avoué noir complet ascenseur maintenant réalisable lumière tamisée…
Chapitre 8
Ses doigts tremblèrent sur le second bouton de sa chemise. Le tissu blanc était chaud de la chaleur de son corps, l’écrin de son torse puissant que Léo l’encourageait à découvrir.
« Oui, comme ça », murmura-t-il, son souffle chaud dans ses cheveux alors qu’elle travaillait l’ouverture. « Ne t’arrête pas. »
Un troisième bouton céda. Puis un quatrième. À chaque libération, elle découvrait une nouvelle parcelle de peau, une traînée de poils sombres et soyeux qui s’épaississait en descendant vers sa ceinture. Le désir, mêlé à une peur excitante, lui nouait le ventre. Elle avait vu l’affirmation de son désir dans l’ascenseur, elle l’avait même touchée à travers le tissu, mais là…
« Je… je n’ai jamais fait ça », avoua-t-elle dans un murmure, ses doigts s’attardant sur le dernier bouton.
Léo posa une main sur la sienne, l’immobilisant doucement. Ses yeux bleus captèrent les siens dans la pénombre.
« Tu ne fais rien. Tu découvres. Et je suis là pour te guider. Maintenant, ouvre-la. »
Elle obéit. Le dernier bouton glissa de son œillet et la chemise s’ouvrit en grand, révélant son torse large, musclé, avec une toison noire qui dessinait une ligne nette jusqu’à la ceinture de son pantalon. Il resta un instant immobile, lui offrant sa nudité, un sourire fier et tendre aux lèvres.
« Touche-moi », ordonna-t-il, sa voix rauque. « C’est à toi, ce soir. »
Elle posa une main timide sur son sternum, sentant sous sa paume le battement rapide de son cœur, la chaleur vivante, la texture de sa peau et ses poils soyeux. Un frisson la parcourut.
« Maintenant, le pantalon », dit-il, sans cesser de la regarder.
Elle baissa les yeux vers la boucle de cuir. Ses doigts maladroits trouvèrent la fermeture éclair. Le bruit du métal glissant résonna dans le silence du bureau. Elle tira sur la braguette. Le tissu s’ouvrit, révélant le caleçon noir en coton qui cachait, mais trahissait déjà, le volume imposant qu’elle redoutait et désirait.
Elle leva les yeux vers lui, une question muette dans son regard.
« Oui », répondit-il à sa pensée. Il prit sa main et la guida sur le tissu du caleçon, lui faisant épouser la forme longue, dure, qui se dressait. Un gémissement lui échappa à elle aussi, mêlé de crainte.
« C’est pour toi, Élodie. Tout ça est pour toi. Tu veux le voir ? » demanda-t-il, une lueur intense dans le regard.
Elle hocha la tête, incapable de parler.
D’un geste lent, il glissa ses propres doigts sous l’élastique de son caleçon et le fit descendre, libérant enfin son sexe. Il jaillit, dur, lourd, la peau sombre et tendue sur une chair épaisse et veineuse. Il était aussi imposant qu’elle l’avait imaginé, et plus encore.
« Regarde », murmura-t-il. « Regarde ce que tu me fais. C’est ton effet sur moi. »
Sa main à elle était toujours là où il l’avait posée. Il la déplaça lentement, l’enroulant autour de sa queue. Le contact de sa peau brûlante et satinée la fit haleter.
« Il est… il est énorme », souffla-t-elle, fascinée et terrifiée.
« Et il est à toi », répéta-t-il en se penchant pour capturer ses lèvres dans un baiser profond, possessif, pendant que sa main à elle restait là, enserrant timidement cette force brute qui palpitait contre sa paume. Il guida doucement son poignet dans un mouvement de va-et-vient lent, lui apprenant le rythme, la pression.
« Tu l’as fait durcir comme ça », murmura-t-il contre sa bouche entre deux baisers. « Maintenant, tu vas sentir ce que c’est, de me tenir comme ça, peau contre peau. Tu vas t’habituer à sa taille, à son poids dans ta main. Et quand tu seras prête… quand tu le réclameras… tu sentiras ce que c’est de le prendre en toi. Tout entier. »
Il accentua le mouvement de sa main sur la sienne, la faisant glisser plus fermement, plus vite, le prépuce roulant sur le gland large. Un grognement sourd monta de sa poitrine. Le plaisir montait en lui, tangible, et il le lui offrait en spectacle, en sensation pure sous ses doigts qui apprenaient.
Chapitre 9
« Maintenant, fais comme je t’ai fait », murmura Léo, la voix rauque de désir. Il désigna son propre torse ouvert d’un mouvement de menton. « Enlève ton chemisier et ta jupe. Et laisse-moi voir ce qu’il y a en dessous. »
Élodie retira sa main de son sexe, la peau de ses doigts encore vibrante du contact brûlant. Ses yeux bleus, agrandis par l’émotion, ne quittaient pas les siens. Elle obéit avec une lenteur rituelle. Ses doigts tremblants trouvèrent les boutons de son chemisier blanc, les faisant glisser un à un. Le tissu s’ouvrit sur un soutien-gorge en dentelle noire, simple et pourtant incroyablement suggestif sur sa peau claire.
« Laisse tomber », ordonna-t-il doucement.
Le chemisier glissa de ses épaules et tomba en silence sur la moquette épaisse. Puis ce fut le tour de la jupe crayon, la fermeture éclair qui céda dans un bruissement feutré. Elle resta devant lui en soutien-gorge et culotte assortie, les bras croisés pudiquement sur son ventre.
Léo secoua la tête, un sourire conquérant aux lèvres. « Non. Tout. Enlève ta lingerie et allonge-toi sur le bureau. »
Un souffle court lui échappa. Elle détacha d’abord le soutien-gorge, libérant ses seins petits et fermes, aux pointes déjà durcies par le frisson et le désir. Puis, les doigts accrochés à l’élastique de sa culotte, elle la fit descendre le long de ses jambes jusqu’à ce qu’elle rejoigne le tas de vêtements à ses pieds.
Elle était maintenant entièrement nue sous son regard intense. Il la dévorait des yeux, traçant du regard les courbes douces de ses hanches, la finesse de sa taille, le triangle sombre et soyeux entre ses cuisses.
« Le bureau », répéta-t-il, sa voix plus basse, plus impérieuse.
Élodie s’approcha du grand plan de travail en verre, froid sous ses paumes lorsqu’elle s’y appuya pour s’y hisser. Le verre frémit légèrement sous son poids. Elle s’allongea sur le dos, sa peau pâle contrastant violemment avec la surface noire et impersonnelle du meuble de dirigeant. Elle sentit le poli glacé contre ses omoplates, le creux de ses reins.
Léo se tenait au bord du bureau, dominant son corps offert. Son regard était un feu qui parcourait chaque centimètre de peau exposée.
« Écarte les jambes », dit-il.
Elle hésita une seconde, puis obéit, pliant les genoux et laissant ses cuisses s’ouvrir lentement, révélant l’intimité humide et rose de son sexe à la lumière tamisée du bureau.
Un grognement d’approbation sourde monta dans la gorge de Léo. Il posa une main à plat sur son ventre, chaude et lourde, avant de descendre lentement, sans hâte.
« Tu es déjà tellement mouillée pour moi », constata-t-il, sa voix chargée d’une fierté animale. Ses doigts effleurèrent les lèvres chaudes et gonflées, recueillant leur humidité naturelle. « Regarde-moi quand je te touche. »
Élodie avait fermé les yeux, mais elle les rouvrit aussitôt, captant son regard bleu intense tandis que ses doigts commençaient un lent mouvement circulaire sur son clitoris sensible.
« Oh… », gémit-elle, une onde de plaisir immédiate et vive lui faisant cambrer le dos sur le verre froid.
« C’est ça », murmura-t-il en observant chaque frisson qui la traversait. « Tu vois ? Ce bureau où je signe des contrats à des millions… il n’a jamais eu d’aussi belle vue. Tu es à moi ici, Élodie. Complètement exposée. Complètement offerte. »
Il inséra un premier doigt en elle, doucement mais avec une décision qui lui fit aspirer l’air entre ses dents.
« Dis-le », exigea-t-il tout en commençant un va-et-vient régulier qui faisait naître un bruit mouillé et obscène dans le silence de la pièce.
« Je… je suis à toi », réussit-elle à articuler entre deux soupirs hachés.
« Pourquoi ? » demanda-t-il en ajoutant un second doigt, écartant délicatement sa chair intime.
« Parce que… parce que tu me désires comme ça », haleta-t-elle, sa tête roulant d’un côté sur la surface dure. « Parce que tu me vois… vraiment. »
Léo se pencha alors au-dessus d’elle, son torse nu frôlant ses seins dressés. Son sexe dur et lourd pesait contre sa cuisse interne.
« Oui, je te vois », dit-il contre sa bouche avant de l’embrasser avec une passion dévorante. Ses doigts continuaient leur travail en elle, s’enfonçant plus profondément à chaque poussée. « Et maintenant je te sens… toute chaude… toute serrée autour de mes doigts… »
La sensation était trop forte, trop précise. Élodie sentit le plaisir monter en elle comme une marée incontrôlable, une tension exquise qui se tendait au bas de son ventre.
« Léo… je… » avertit-elle dans un souffle paniqué contre ses lèvres, craignant déjà l’apogée qu’il lui avait interdite tout à l’heure.
Il retira ses doigts d’un coup sec, laissant son corps frémir de frustration aiguë, vide soudainement.
« Pas encore », murmura-t-il avec cette même douceur implacable, en essuyant ses doigts lustrés sur sa peau à elle, marquant son territoire. « Quand tu jouiras, ce sera avec moi en toi. Pas avant. Tu comprends ? »
Les yeux brillants de larmes de besoin inassouvi, elle hocha faiblement la tête sur le bureau noir, son corps toujours arqué vers lui dans une supplication silencieuse.
Chapitre 10
« Tu comprends la règle, maintenant ? » demanda Léo, sa voix un bourdonnement grave contre la peau de son ventre.
Élodie, étendue sur le bureau noir, ne pouvait que hocher faiblement la tête, les yeux rivés au plafond. « Oui. »
Sans un mot de plus, il s’écarta un instant, la laissant frissonnante et vide sur le verre froid. Puis il revint, glissant entre ses cuisses écartées. Sa bouche chaude trouva son sexe avant même qu’elle n’ait pu le voir venir.
Elle cria, un son court et aigu qui se perdit dans l’immensité silencieuse du bureau. Sa langue était précise, experte, traçant des cercles insistants sur son clitoris déjà hypersensible. Ses mains remontèrent le long de son torse, et ses doigts se refermèrent sur ses seins, pinçant doucement d’abord, puis avec plus d’intensité les pointes durcies.
« Léo… » gémit-elle, ses mains s’agrippant aux bords lisses du bureau.
Il leva les yeux vers elle sans interrompre son travail. Ses doigts pincèrent plus fort, une douleur exquise qui se mêla au plaisir fulgurant que sa langue distillait. La double sensation fut trop forte, trop parfaitement calibrée pour briser ses défenses.
« C’est… trop… » haleta-t-elle, sentant la vague monter sans aucune possibilité de retenue.
« C’est ce que je veux », murmura-t-il contre sa chair mouillée, sa voix vibrante lui envoyant des secousses supplémentaires. « Lâche-toi. Jouis pour moi. Maintenant. »
L’ordre, combiné à l’assaut implacable de sa bouche et de ses doigts, fut la clé qui fit céder la dernière digue. Un spasme profond la traversa, puis un autre, plus violent. Son corps se cambra violemment sur le bureau, arc-bouté dans une extase muette d’abord, puis libérant un long cri rauque qui semblait monter du plus profond d’elle-même. Les vagues de plaisir se succédèrent, brutales et libératrices, jusqu’à ce qu’elle retombe, pantelante, les membres tremblants.
Léo releva lentement la tête, le menton lustré. Un sourire de pure satisfaction fendait sa barbe.
« Beau », dit-il simplement.
Avant qu’elle ne reprenne complètement ses esprits, il se redressa et la saisit par les hanches. Dans un mouvement fluide et puissant, il la fit pivoter sur le bureau jusqu’à ce qu’elle soit assise au bord, les jambes pendant dans le vide. Puis il la pencha en arrière.
« Attends… Qu’est-ce que tu… » souffla-t-elle, désorientée.
Il maintint sa nuque d’une main ferme, l’inclinant davantage. Soudain, sa tête dépassait du plan de travail, suspendue dans le vide au-dessus du sol du 33e étage. Le monde bascula. En dessous d’elle, très loin, les minuscules lumières des rues et des voitures dessinaient un tapis mouvant. La peur du vertige se mêla à l’étourdissement post-orgasmique.
« Léo ! » cria-t-elle, paniquée.
« Je te tiens », répondit-il d’une voix calmante mais inflexible. De l’autre main, il positionna son sexe dur et lourd devant son visage retourné. « Ouvre la bouche. »
Terrifiée et excitée à un degré nouveau, elle obéit, ouvrant les lèvres. Il glissa doucement à l’intérieur, remplissant sa bouche de sa chaleur et de son goût salé. En même temps, ses doigts redescendirent entre ses cuisses ouvertes et retrouvèrent son clitoris sensible à vif.
« Oh mon dieu… », tenta-t-elle de gémir autour de lui, mais le son était étouffé.
C’était une sensation vertigineuse d’abandon total. Suspendue dans le vide, impuissante, avec lui dans sa bouche et ses doigres qui recommençaient leur œuvre magique sur son corps encore palpitant de son premier orgasme. La peur se transforma en un cocktail enivrant de soumission et de confiance absolue. Elle ferma les yeux sur le panorama renversé et se concentra sur les sensations : le poids de lui sur sa langue, le mouvement léger de ses hanches, la caresse experte de ses doigts qui rallumaient déjà en elle une braise ardente.
Il retira doucement son sexe de sa bouche pour lui parler, sa voix grave résonnant dans l’espace étrange entre le bureau et le vide.
« Tu vois cette ville ? Elle est à nos pieds. Et toi… tu es entre mes mains. Totalement. » Ses doigts insistèrent sur son clitoris tandis que son autre main remontait pincer et tirer doucement sur ses tétons tendus à nouveau.
Élodie gémit, un son étouffé de plaisir pur. Le deuxième orgasme monta en elle non pas comme une vague déferlante, mais comme une expansion chaude et profonde, irradiant depuis son centre partout où il la touchait. Elle trembla violemment contre lui, son corps secoué de spasmes silencieux alors qu’il continuait à la stimuler sans relâche jusqu’à la toute dernière pulsation.
Quand il cessa enfin, elle était épuisée, liquide, suspendue entre ciel et terre dans ses bras solides. Il la redressa doucement jusqu’à ce qu’elle soit assise droite sur le bord du bureau, puis il l’attira contre son torse nu.
Elle s’y blottit en tremblant, enfouissant son visage contre son cou.
« Je te tiens », répéta-t-il dans un murmure contre ses cheveux, une simple constatation qui était aussi une promesse infinie.